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- ArcheoBiblioBase (ABB)

- Archives of the BStU on Stasi-KGB

- Archives sonores – Mémoires européennes du Goulag

- Association des Amis de Memorial en France (AAMF)

- Association franco-britannique pour l’étude de la culture russe

- Bibliothèque russe et slave – traductions d’œuvres littéraires slaves du domaine public

- Bibliothèque virtuelle Europe de l’Est – Virtual Library Eastern Europe – Virtuelle Fachbibliothek Osteuropa (ViFaOst)

- Carnets du Centre d’études franco-russe de Moscou (CEFR)

- Caucasus Survey – The journal of the Association for Caucasian Studies

- Central and Eastern European History of Medicine Network

- Chemodan Films – société de production de films documentaires sur la Russie et le monde postsoviétique

- Comité pour l’information sur l’Europe de l’Est (COLISEE)

- Deutsch-Bulgarische Gesellschaft zur Förderung der Beziehungen zwischen Deutschland und Bulgarien – Société germano-bulgare pour la recherche sur les relations entre l’Allemagne et la Bulgarie

- Documents de l’époque soviétique / Документы советской эпохи – Agence fédérale des archives de Russie

- Écrire et réécrire l’histoire russe, d’Ivan le Terrible à V. O. Ključevskij / Writing and rewriting Russian history, from Ivan the Terrible to V. O. Kliuchevskii – Résumés des communications / Abstracts of the communications

- Eurasia Intelligence Report

- Historians – plateforme d’historiens lancée par Andreï Portnov, ayant pour but de favoriser l’échange et la discussion entre les historiens ukrainiens ainsi qu’avec leurs collègues étrangers intéressés par les études ukrainiennes (en ukrainien)

- Institutions and Institutional Change in Postsocialism Network

- The International Newsletter of Communist Studies Online

- Jahrbücher für Geschichte Osteuropas : Neue Rezensionen online – Nouvelles recensions en ligne

- Kolyma - Magadan – Bibliothèque électronique (livres et articles)

- Конструируя « советское » ? – Deutsches Historisches Institut Moskau, Bulletin Nr. 7

- La langue française en Russie – projet financé par le Arts and Humanities Research Council à l’université de Bristol

- LiteraruS – Литературное слово

- Séminaire ‘Marx au XXIe siècle’ : 6 années d’archives audio et vidéo (2006-2012) disponibles

- Médiathèque Anamnesis

- « The Military Observed » – nouvelle rubrique de Post-Soviet Armies Newsletter, consacrée à des analyses de la presse russe

- NewsNet – News of the Association for Slavic, East European, and Eurasian Studies

- OstDok – Osteuropa-Dokumente online – plateforme de documents électroniques en texte intégral concernant l’Europe orientale

- Our Europe : Ethnography – Ethnology – Anthropology of Culture

- Portail sur l’Europe centre-orientale et balkanique – Portal on Central Eastern and Balkan Europe (PECOB)

- La presse francophone et la Russie au XVIIIe siècle

- Réseau international de recherche « Nom et identité » – International “Name and Identity” Network (ININ)

- Russie contemporaine : sources et documents – carnet de veille sur le portail Hypothese.org

- Penser la Russie – projet de traduction de la presse russe

- Projet Serbica.fr – Site dédié à la littérature serbe

- The Slavic Humanities Index – base de données dans le domaine des études slaves et est-européennes

- Ukrainian Sociological Review

- ViFaOst – Virtual Library Eastern Europe – site fondé par la Fondation allemande pour la recherche / Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG)

- Vivliofika / Вивлиоѳика : e-journal of eighteenth-century Russian studies

- Vladimir Nabokov – Site français consacré à son œuvre

- Vostok Infos – site destiné à mieux faire connaître les enjeux géopolitiques contemporains dans l’espace postsoviétique

- West Siberian Tatar Names – site consacré aux noms tatars


Penser la Russie – projet de traduction de la presse russe

Russie-Libertés lance un projet de traduction de la presse russe

Comprendre le pays veut aussi dire entendre les voix des personnalités influentes qui marquent les esprits et forment les opinions. Pour faire entendre en France les voix qui viennent de la Russie, mais aussi pour comprendre les problématiques pertinentes pour ce pays, l’association Russie-Libertés lance un projet de traduction de presse russe : « Penser la Russie ».

Les dossiers vont s’appuyer sur des sources diversifiées : revues électroniques, blogs et même la télévision. Chaque dossier contiendra des traductions et des compte rendus des articles publiés dans les médias pro-gouvernementaux et d’opposition, libéraux et nationalistes, de droite et de gauche, des analyses, des critiques, des proclamations.

Le premier dossier porte sur la montée du nationalisme et des « pogroms ethniques » qui ont eu lieu dans le quartier de Biriouliovo à Moscou en octobre cette année et dont une nouvelle vague s’est annoncée le 7 décembre dans la ville d’Arzamas, la région de Nijni Novgorod.

Nous trouvons inacceptable cette montée de violence nationaliste et la propagation des discours de haine. Pour mieux comprendre ce drame, Russie-Libertés relate des points de vue alternatifs sur ce qui s’est passé à Biriouliovo qui, bien que authentiques et réels, sont aujourd’hui absents des médias français.

Montrer les divers points de vue, même les plus extrêmes, tout en gardant un recul et un esprit critique, tel est l’objectif de ce dossier.

Responsable du projet : Maria Khachaturyan


Voir en ligne : Penser la Russie

LiteraruS – Литературное слово

La revue historique, culturelle et littéraire « LiteraruS – Литературное слово] » en russe et, depuis 2012, en français est publiée en Finlande depuis 2003. C’est un périodique trimestriel, soutenu par le ministère de l’Éducation de Finlande et, depuis 2008, par la fondation « Russkiy mir ».
Les rubriques habituelles sont : « Poésie », « Prose », « Notre histoire d’hier et d’aujourd’hui », « Rencontres littéraires », « Revues et critiques » et bien d’autres.
La principale activité de la revue est de préserver la langue et la culture russes dans un environnement extra-linguistique. Elle permet de maintenir les liens avec la diaspora russe et publie des auteurs de Scandinavie, d’Europe, des États-Unis et d’autres pays.
LiteraruS coopère avec des revues littéraires éditées en Russie et offre ses pages aux personnalités de la culture, de la littérature et de la science aussi bien qu’aux auteurs débutants.
« LiteraruS – Литературное слово » est membre de la WARP – World Association of Russian Press et participe à ses congrès.
Tous les ans au mois de mars, la revue organise à Helsinki des manifestations culturelles ouvertes à tous les publics.

Les auteurs des publications ne sont pas rémunérés.
Le prix d’un numéro est 10 euro plus les frais de port. L’abonnement est possible à tout moment de l’année. http://www.literarus.org

- Appel à participation

La revue publie des articles sur la culture et l’histoire franco-russes, des mémoires, des nouvelles, des poèmes, des critiques de livres.

Les textes sont reçus à l’adresse jl.laloi@gmail.com au format Word.

Bienvenue sur les pages de « LiteraruS – Литературное слово » !


Историко-культурный и литературный журнал « LiteraruS – Литературное слово » на русском языке выходит в Финляндии с 2003 года. Он является периодическим изданием и имеет 4 выпуска в год. Издание поддерживается Министерством просвещения Финляндии, а с 2008 года Фондом « Русский Мир ».
Постоянными рубриками являются, в первую очередь, « Стихи », « Проза », « Наша история вчера и сегодня », « Литературные встречи », « Обзоры и рецензии » и другие.
Основная деятельность журнала направлена на сохранение русского языка и культуры в условиях внеязыковой среды. Он поддерживает связи с другими ветвями русской диаспоры и печатает авторов Скандинавии, Европы, Америки и других регионов планеты.
Журнал плодотворно сотрудничает с толстыми литературными журналами России, предоставляет свои страницы как известным деятелям культуры, литературы, науки, так и начинающим авторам. « LiteraruS – Литературное слово » является членом ВАРП – Всемирной ассоциации русской прессы и участвует в конгрессах ВАРП. Ежегодно в марте журнал проводит в Хельсинки культурные мероприятия, в которых могут принять участие все желающие. Публикации производятся на безгонорарной основе.

Цена одного номера журнала 10 евро плюс почтовый расход. Подписаться можно с любого номера.

- Журнал печатает статьи на темы общей французско-русской культуры и истории, публицистику, воспоминания, прозу, стихи, рецензии на книги.

Тексты принимаются на рассмотрение по электронной почте в формате Word.

- Контактный адрес

Добро пожаловать на страницы журнала « LiteraruS – Литературное слово » !


Voir en ligne : LiteraruS – Литературное слово

LiteraruS-français

West Siberian Tatar Names – un nouveau site consacré aux noms tatars

Un nouveau site internet consacré à l’étymologie, la signification, la langue et la fréquence de près de cin cents noms tatars de la région de Tomsk en Sibérie est actuellement en ligne. Il comporte un module audio de prononciation par un locuteur natif.

[http://www.fredonia.edu/faculty/emeritus/EdwinLawson/TatarNames/index.html

Le site est développé par :

- Edwin D. Lawson State University of New York at Fredonia
- Zinaida S. Zavyalova Tomsk State Pedagogical
- Farid Alakbarov Azerbaijan Academy of Sciences
- Richard F. Sheil State University of New York at Fredonia

Pour les noms et la prononciation en azerbaïdjanais ainsi que pour d’autres informations relatives aux noms dans d’autres langues


Voir en ligne : West Siberian Tatar Names

Archives of the BStU on Stasi-KGB

The Wilson Center’s History and Public Policy Program (HAPP) and the Office of the Federal Commissioner for the Records of the StateSecurity Service of the Former GDR (Behörde der Bundesbeauftragten für die Unterlagen des Staatssicherheitsdienstes der ehemaligen Deutschen Demokratischen Republik – BStU) are proud to announce the signing of a cooperation agreement.

The partnership will document the history of the former East German secret police, the Stasi, and its role in transnational and international relations during the Cold War. The agreement between HAPP and BStU joins similar agreements that HAPP has signed with the Czech Institute for the Study of Totalitarian Regimes (USTR), the Polish Institute for National Remembrance (IPN), and the Bulgarian National Army’s Committee for Disclosing and Announcing the Affiliation of Bulgarian Citizens with the State Security Services (COMDOS).

As part of the joint agreement, the Wilson Center’s Cold War International History Project (CWIHP) will publish, as part of the Cold War Project’s Virtual Archive, selected documents from the archives of the BStU on Stasi-KGB cooperation and cooperation with other communist security services. These documents, as well as documents from the Czech, Polish and Bulgarian archives will be included in the CWIHP Virtual Archive this summer.

http://www.wilsoncenter.org/program/cold-war-international-history-project


Association des Amis de Memorial en France (AAMF)

L’Association Memorial existe, en Russie, depuis plus de vingt ans et y développe une double activité : d’une part, étudier et faire connaître le passé soviétique, et, d’autre part, dénoncer les violations actuelles des droits de l’homme en Russie.

L’Association des Amis de Memorial en France (AAMF) a commencé ses activités en janvier 2010 et agit, en accord avec Memorial Russie, pour mieux faire connaître les positions et les travaux de Memorial Russie. Elle n’a aucun autre objectif et ne prend notamment pas d’initiatives personnelles sur tel ou tel problème.

L’AAMF a déjà publié une plaquette, regroupant les traductions de sept textes importants de Memorial, depuis Les représentations nationales du passé : Le XXe siècle et la "Guerre des mémoires" jusqu’à Les portraits de Staline et le 65e anniversaire de la Victoire.

Elle a aussi ouvert un blog sur lequel se trouvent ces textes et d’autres.

Elle est en train de lancer d’autres projets, toujours autour de la diffusion des travaux et positions de Memorial Russie.

Dans le contexte actuel, il est, en effet, très important de soutenir Memorial qui mène des combats courageux, actuels et déterminants (voir le texte sur Katyn ou celui sur les portraits de Staline).

Si vous souhaitez participer aux activités de l’AAMF ou les soutenir, vous êtes les bienvenus !

- Contact


Voir en ligne : Blog de l’Association des Amis de Memorial en France (AAMF)

Eurasia Intelligence Report

Business & Politics In Russia & Post-Soviet States

Eurasia Intelligence Report a été créé pour diffuser – uniquement auprès de ses abonnés – des informations et des analyses exclusives sur la Russie et les pays de la CEI.

Réalisé en totale indépendance par une équipe d’experts internationaux réunis autour d’Arnaud Dubien, directeur de la rédaction, Eurasia Intelligence Report décrypte les enjeux politiques et économiques d’une région en évolution rapide, de Kaliningrad à Vladivostok, des rives du Dniestr aux contreforts du Pamir.

- Découvrez gratuitement :

Eurasia Intelligence Report n° 1, du 23 juin 2010 (1.6 Mo PDF)

- Russia and Eurasia Intelligence SA
Avenue Léon Gaud 5
CH-1206 Genève, Suisse

- Rédaction
Téléphone +41 22 839 70 10
Courriel

- Abonnements
Télécopie +41 22 839 70 25
Courriel


Voir en ligne : Eurasia Intelligence Report

Ukrainian Sociological Review

Ukrainian Sociological Review offre un choix d’articles traduits en anglais de la revue scientifique Sociology : Theory, Methods, Marketing, publiée par l’Institut de sociologie de l’Académie des sciences d’Ukraine.

Tous les articles d’Ukrainian Sociological Review depuis 1998 sont maintenant en libre accès sur le site Social Science Open Access Repository (SSOAR).

Informations


Voir en ligne : Social Science Open Access Repository (SSOAR)

Comité pour l’information sur l’Europe de l’Est (COLISEE)

Le site associatif d’information sur les pays de l’Est COLISEE a été créé en 2003.

Après les adhésions à l’Union européenne de ces dernières années, il s’est focalisé sur les pays situés à l’Est de l’Union européenne : Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Géorgie, Moldavie, Russie, Ukraine, ainsi que les pays d’Asie centrale et des Balkans.

Il propose pour chaque pays concerné des rubriques présentation, histoire, tourisme, culture, politique intérieure, politique étrangère, économie, relations avec la France, minorités, religions, société, vie associative, communauté en France, biographies, bibliographie. Il propose également des dossiers sur les relations de ces pays avec l’Union européenne, dossiers réunissant les analyses de chercheurs et de journalistes spécialisés.

Sont en ligne les dossiers :

- Géorgie, les différentes émigrations vers la France

- Les émigrations russes vers la France

- Les émigrations polonaises vers la France


The International Newsletter of Communist Studies Online

Depuis 2010, l’International Newsletter of Communist Studies Online est hébergée par le Centre d’histoire contemporaine de Potsdam (Zentrum für Zeithistorische Forschung, ZZF). Au ZZF la Newsletter entrera dans un projet plus large de portail numérique sur l’historio­graphie et les archives du communisme. L’International Newsletter of Communist Studies Online est maintenant accessible à l’adresse :
http://newsletter.icsap.eu/ Le numéro de 2011 peut-être téléchargée librement au format PDF à l’adresse :
http://newsletter.icsap.de/home/data/pdf/INCS_ 24_ONLINE.pdf


Réseau international de recherche « Nom et identité » – International “Name and Identity” Network (ININ)

Le programme doctoral « Littérature et culture russes entre l’Est et Ouest » de la Faculté des lettres en collaboration avec l’Institut de sociologie de la Faculté de sciences sociales de l’université ELTE (Budapest) projette d’élargir son réseau d’études et de recherches dans le domaine « Nom et identité ».

Désirant donner une nouvelle orientation aux recherches dans le domaine de l’anthro­po­mastique littéraire, le projet est conçu à la fois de façon descriptive et analytique. Les responsables invitent les chercheurs engagés sur les thèmes de la théorie des textes et sur l’herméneutique de différentes œuvres et époques à travailler dans leur propre domaine à des recherches sur la diversité des aspects des liens entre le Soi (Self) et son nom, ainsi que sur la stratégie de dénomination des personnages par les auteurs.

Le projet, lancé en 2009, est ouvert et inter­disci­plinaire. Il a pour objectif de réunir des spécialistes de sciences littéraires, linguistique, philosophie, histoire, sciences sociales, etc. Les chercheurs intéressés sont invités à prendre contact en adressant une lettre de motivation accompagnée d’un CV et d’un résumé précisant le sujet proposé (1 page). En retour, la thématique du programme leur sera envoyée.

Un colloque de lancement du réseau est prévu. La langue du projet est essentiellement l’anglais, mais aussi le russe, le français et l’allemand.

Directeur de programme :
Zsuzsa Hetényi (ELTE, Budapest)
Múzeum krt. 4.D.
H-1088 Budapest
Hongrie

- Contact : Beata Biro-Nink (Budapest-Amsterdam)


« The Military Observed » – nouvelle rubrique de Post-Soviet Armies Newsletter, consacrée à des analyses de la presse russe

La lettre d’information Post-Soviet Armies Newsletter
(carnet de la plateforme hypotheses.org)
propose une nouvelle rubrique

The Military Observed

consacrée à des analyses de la presse russe
à consulter à l’adresse
http://psan.hypotheses.org/the-military-observed


Our Europe : Ethnography – Ethnology – Anthropology of Culture, t. 1, 2012

Our Europe : Ethnography – Ethnology – Anthropology of Culture

ISSN en cours d’attribution



Szanowni Czytelnicy !

Dynamiczny rozwój antropologii kulturowej w Europie współczesnej wywołuje potrzebę konfrontowania wyników badań nad rozmaitymi zjawiskami kulturowymi obserwowanymi na naszym kontynencie. Dlatego z inicjatywy poznańskich i łódzkich antropologów powstał ten periodyk, którego pierwszy numer ośmielamy się właśnie zaprezentować. Jesteśmy świadomi, iż ma on jeszcze sporo niedostatków. Mamy jednak nadzieję, że w przyszłości uda się je wyeliminować. Zależy to przede wszystkim od tego, czy nasza inicjatywa wzbudzi zainteresowanie w środowisku antropologów, i czy spośród nich pozyskamy współpracowników. Zapraszamy więc do lektury pierwszego, bardzo skromnego numeru pisma, a jeszcze bardziej do owocnej współpracy. Liczymy w przyszłości na mądre, interesujące teksty.

Redakcja



Dear Readers !

The dynamic growth of cultural anthropology in contemporary Europe makes it a necessity to confront the range of research that is conducted into the diverse cultural phenomena of our continent. Polish anthropologists from the universities in Poznań and Łódź have therefore taken an initiative to found this periodical. We are humbly presenting to you its first issue. Although we are aware of its imperfections, we sincerely hope that flaws can be eliminated in the future if our initiative meets the interest of the anthropological community and of prospective contributors. We therefore kindly invite you to read this first, very modest, issue of Our Europe and, even more eagerly, appeal to you to join forces with us for a fruitful cooperation. Let the future bring us new intelligent and inspiring texts.

The Editors


Our Europe, t. 1/2012 pliki do pobrania/download files/télécharger les fichiers

Page de titre et sommaire

1. Janusz Barański : On contemporary European and Polish Anthropology

2. Vincenzo M. Spera : Europe Mediterranean between two seas.Homeric tales : a demoanthropological interpretation

3. Dorota Skotarczak : The image of the West in the films of socialist Poland (PRL)

4. Sebastian Dubiel-Dmytryszyn : The Rusyns of Slovakia

5. Grzegorz Pełczyński : Armenians in Poland in the period of communism and in the “Third Polish Republic”

6. Anna Weronika Brzezińska : Multicultural Landscape of Żuławy

Volume complet

Rédaction
Grzegorz Pełczyński (editor-in-chief),
Inga Kuźma (assistant),
Adam Pomieciński (assistant),
Przemysław Kaszubski (language advisor)

Comité d’édition
Laurent Sebastien Fournier (Nantes),
Grażyna Ewa Karpińska (Łódź),
Violetta Krawczyk-Wasilewska (Łódź),
Katja Michajłowa (Sofia),
Dorota Skotarczak (Poznań),
Andrzej Paweł Wejland (Łódź).

Adresse
Instytut Etnologii i Antropologii Kulturowej UAM
ul. Św. Marcin 78 p. 401
PL-61809 Poznań, Pologne
Courriel


Archives sonores – Mémoires européennes du Goulag

Le CNRS et RFI s’associent pour créer les premières archives sonores de l’Europe du Goulag. Un projet ambitieux mené par douze chercheurs européens (français, italien, allemand, roumain, hongrois, lituanien, polonais, russe) dans treize pays (Allemagne, Estonie, France, Hongrie, Italie, Kazakhstan, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, Russie, République tchèque et Ukraine).

Le musée virtuel « Archives sonores – Mémoires européennes du Goulag »
- http://museum.gulagmemories.eu/ propose de mettre à la disposition des internautes des extraits de témoignages et des documents personnels de rescapés.


Les camps de travail et les colonies spéciales du goulag soviétique constituent une expérience européenne et pas seulement russe. Il existe dans les pays qui ont récemment rejoint l’Union européenne, une mémoire et un héritage ignorés ailleurs en Europe. Cette expérience devrait désormais faire partie de la mémoire en construction de l’Europe toute entière.

Coordonnée par le Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen, une équipe européenne de chercheurs, anthropologues, géographes, historiens et sociologues, est partie à la recherche de documents d’archives, de témoignages de survivants, d’objets et de documents personnels liés à la déportation en Union soviétique de citoyens appartenant aux pays de l’Europe centrale et orientale annexés, occupés ou « libérés » par les Soviétiques avant et après la Seconde Guerre mondiale.

Plus de 150 témoignages ont été enregistrés dans leur pays d’origine, en Allemagne, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, République tchèque et Ukraine, ou dans les pays où les rescapés sont allés après leur libération, comme l’Italie, la France et le Royaume-Uni. Les chercheurs sont également allés en Sibérie et au Kazakhstan retrouver ceux qui sont restés là où ils avaient été déportés.

L’objectif de ce musée virtuel est de préserver les histoires de vie de ces témoins tout en reprenant les moments forts et communs à nombre d’entre eux autour d’un ensemble de thèmes qui sont autant de salles à visiter : le travail en déportation, les lieux de la déportation, la faim, la forêt, la mort de Staline, le voyage, vivre après le goulag, devenir soviétique, l’enfance au Goulag…

En combinant des salles thématiques et biographiques, des approches cartographiques et chronologiques, il met en valeur auprès des visiteurs les parcours des témoins et souligne la relation entre histoire de vie et événements historiques. Le musée peut être visité en anglais, français, polonais et russe.

- Contact : Alain Blum

Ce projet a reçu le soutien de l’Agence nationale de la recherche. Il est mené par le Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen (EHESS/CNRS) en collaboration avec Radio France Internationale - RFI, le Centre Marc-Bloch (Berlin), le Cefres (Prague), le Centre franco-russe de recherches en sciences sociales et humaines (Moscou).


Voir en ligne : Archives sonores – Mémoires européennes du Goulag

Écrire et réécrire l’histoire russe, d’Ivan le Terrible à V. O. Ključevskij / Writing and rewriting Russian history, from Ivan the Terrible to V. O. Kliuchevskii – Résumés des communications / Abstracts of the communications


Colloque international / International Conference

Paris, 9-11 mai 2012
Fondation Singer-Polignac, 43 avenue Georges Mandel, 75116 Paris

Écrire et réécrire l’histoire russe, d’Ivan le Terrible à V. O. Ključevskij
Writing and rewriting Russian history, from Ivan the Terrible to V. O. Kliuchevskii

Le but du colloque était de réexaminer l’élaboration de l’Histoire russe en tant que mythe culturel, depuis l’éta­blis­sement de l’Empire russe (1547) jusqu’à la veille de sa chute (1905). Deux œuvres de premier plan marquent les bornes chronologiques de ce processus. La première est la compi­lation fondatrice du métropolite Macaire, le Livre des degrés de la généalogie impériale, rédigé entre 1555 et 1564. La seconde est le Cours d’histoire russe (1904-1911) publié par Vasilij O. Ključevskij, l’historien russe le plus réputé avant la révolution bolchevique. Entre-temps, des auteurs célèbres, comme Vasilij Tatiščev, Nikolaj Karamzin, ou Sergej Solov´ev, ont apporté d’importantes contributions personnelles au champ, mais aussi des écoles historiques, comme la fameuse « École de l’État » née à l’université de Moscou, se sont affron­tées pour produire un scénario cohérent de l’histoire russe, en accord avec l’avancement des sciences à leur époque et avec les besoins de la société russe. Par ailleurs, des étrangers, soit recrutés par des institutions russes, soit travaillant depuis leur pays, ont également tenté de donner un sens à l’histoire russe.

RÉSUMÉS DES CONTRIBUTIONS

ABSTRACTS OF THE COMMUNICATIONS

Andreas Ebbinghaus (université de Würzburg)

Boris Godounov dans l’historiographie et la littérature.

Premier tsar non-Rurikide couronné à Moscou, Boris Godounov occupe une place à part dans l’historiographie russe. Confronté à la fin d’un règne d’abord très prometteur au premier d’une longue série d’imposteurs prétendant au trône, Boris a une image politique ambiguë. D’un côté, il est une sorte de « second Ivan IV » réincarnant l’Opritchinina qu’il a servie, cruel et paranoïaque. De l’autre, il est le précurseur de Pierre le Grand, prêt à réformer la société, à encourager l’instruction et à s’ouvrir à l’Occident.

De cible de l’imposteur, il devient vite lui-même l’usurpateur du trône, car seule importe désormais la question de savoir s’il a ordonné l’assassinat de Dimitri Ivanovitch à Ouglitch en 1591. En 1606, le tsar Vassili Chouïski ordonne le transfert des restes de ce dernier à Moscou, le fait canoniser et modifie le récit de sa vie d’une manière qui, rétrospectivement, fait de Boris, ardent partisan du culte du pieux tsar Fëdor Ivanovitch « semblable à un ange », l’assassin d’un saint. Suivant cette voie, les récits moscovites tardifs (ainsi la Nouvelle Chronique et la Chronique des Troubles), et d’autres sources (y compris étrangères) ajoutent encore des « faits » nouveaux. Les rumeurs et soi-disant « faits » sans aucun fondement qui sont apparus dans le processus de réécriture de l’histoire du règne de Boris ont fait naître de nombreuses contradictions qui ont posé des problèmes aux historiens, comme on le voit chez Karamzine. En revanche, l’image complexe de Boris a ouvert d’immenses possibilités pour la création littéraire.


Angela Rustemeyer (université de Vienne)

Les juristes comme « autobiographes de l’État » à la fin de l’Empire russe

Aujourd’hui encore, en Russie, ce sont des juristes qui écrivent, pour de futurs juristes et serviteurs de l’État, une grande partie de l’historiographie le concernant. Ce sont souvent des descriptions d’institutions par elles-mêmes (par exemple une histoire de la police écrite par des fonctionnaires du ministère de l’Intérieur) et l’histoire sert à légitimiser des notions d’ordre public à travers le discours juridique. Les manuels d’histoire de l’État et du droit censés fournir aux futurs fonctionnaires un bagage historique amplement suffisant sont légion.

Cette tradition historiographique, à laquelle la remise en valeur de l’État sous Staline a insufflé une nouvelle vigueur, remonte au XIXe siècle. Les écrits historiques des juristes d’avant la Révolution permettent de définir l’intérêt de l’historiographie pour le pouvoir et soulèvent des interrogations sur le fondement historique de la notion d’État en URSS et dans l’émigration russe.

L’auto-description étatique est une entreprise risquée, pouvant alimenter aussi bien les efforts du gouvernement pour faire face aux réalités de l’Empire ou que la résistance à ces efforts. Or, en 1917, l’État s’est effondré. Nous nous attachons à reconstruire ces expériences et leurs effets à long terme à travers les biographies et les travaux de juristes de la périphérie de l’empire dans les dernières décennies de son existence.


Endre Sashalmi (université de Pécs)

Représentations visuelles et écrites de l’histoire russe dans les années 1660. L’icône de l’Arbre de l’État russe (1668) et l’Histoire des tsars et grands-princes de la Rus’ de Griboedov (1669)

Après 1660, les efforts pour renforcer la légitimité dynastique des Romanov s’intensifient. Écrits et peintures présentent le tsar Alexis (1645-1676) et sa famille comme de saints princes dignes successeurs des Rurikides. En 1668, Simon Ušakov peint dans son atelier du Kremlin l’icône de l’Arbre de l’État russe et en 1669, Fëdor Griboedov termine son Histoire des tsars et grands-princes de la Rus’.

C’est le Livre des degrés qui sert de modèle à Griboedov, qui en reproduit la structure généalogique, mais le cite aussi in extenso. C’est cette même oeuvre qui inspire l’icône d’Ušakov. Toutefois, la chronique de Griboedov comme l’icône expriment un message politique très différent de celui de leur source.

Jusqu’à présent, les historiens n’avaient pas rapproché ce besoin de légitimation du schisme de 1666-1667, qui a affaibli l’Église face au tsar. Nous montrerons que la notion byzantine de « symphonie », centrale dans le Livre des degrés, est modifiée dans le Livre des degrés des Romanov, comme on appelait l’œuvre de Griboedov à l’époque, et que l’icône d’Ušakov dépeint le nouvel équilibre du pouvoir entre l’Église et le tsar.


Francine-Dominique Liechtenhan (Centre Roland-Mousnier)

Les anecdotes sur Pierre le Grand collectées par Stählin

Jacob von Stählin interroge les survivants du règne de Pierre le Grand dès son arrivée en Russie en 1735. Il intensifie cette activité sous Élisabeth, très soucieuse de la mémoire de son père. Ses interlocuteurs préférés sont N. Y. Troubetzkoy, les frères Bestoujev-Rioumine, Boutourline, I. Tcherkassov ou encore Lestocq et Münnich. Précepteur du futur Pierre III, il est sans doute à l’origine de la collection de médailles sur Pierre le Grand projetée par Elisabeth et relancée par Catherine II. Nous connaissons les dessins, un des fils conducteurs des Anecdotes originales sur Pierre le Grand.

C’est dans les années 1750 que Stählin rédige ses Anecdotes. Sur l’incitation de Chouvalov, il en fournit un certain nombre à Voltaire pour l’ Histoire de la Russie sous Pierre le Grand. Il finit par les publier l’année de sa mort, en 1785. L’ordre chronologique y manque ; il peine à systématiser les informations, à leur donner leur place dans le processus historique, à faire ressortir les contradictions de la personnalité de Pierre. Le style est celui de l’anecdote s’égarant dans des détails. On peut parler d’historiographie galante typique du rococo, enjouée, sans symétrie. Stählin aborde aussi l’histoire dans l’histoire. Pierre se révèle grand admirateur d’Ivan le Terrible. La fondation et l’embellissement de Saint-Pétersbourg, les réformes du tsar et leurs objectifs majeurs, enfin sa relation avec la science et les arts formant les lignes conductrices mais disparates du petit ouvrage.


Ludwig Steindorff (université de Kiel)

L’invention du « Nord russe »

Par « Nord russe » on entend généralement le nord de la partie européenne de la Russie (Carélie, régions de Mourmansk, Arkhangelsk,Vologda, république des Komis), plus rarement la Sibérie. En russe Rossiiskii sever a parfois le même sens, mais désigne en général, tout le littoral arctique en deçà du cercle polaire. La notion de « Nord européen », chez les Russes, comme chez les Occidentaux, n’englobe jamais à la fois la Russie, la Scandinavie et la Finlande car les uns et les autres séparent nettement la Russie de l’Occident.

Toutefois le « Nord russe » est aussi une construction de l’esprit apparue au XIXe siècle. La question est donc comment et pourquoi cette aire peut être qualifiée de « nordique ». Nous intéresserons d’abord à la colonisation paysanne, à l’implantation des monastères et à son intégration dans la Moscovie, puis nous ferons le bilan de la période soviétique et postsoviétique. Ensuite nous examinerons les causes et les circonstances de la naissance du terme : construction en parallèle avec le Sud russe, travaux des ethnographes, influence de Kostomarov et de sa Thébaïde russe, idée de la culture vieux-russe préservée, ambivalence d’une nature à la fois menaçante et pleine de promesses.

Aujourd’hui, le Nord russe, déjà rendu populaire par les historiens régionaux dès les années 1960, connaît un regain d’intérêt, mais dans un contexte de reconnaissance d’un patrimoine commun avec la Finlande et la Scandinavie. Ainsi, un article de 2008 vantant les ressources naturelles de l’Arctique, semble faire revivre la géographie mentale du XVIIIe siècle : « … le pays est en passe de perdre son Nord. Nous oublions souvent que la Russie est principalement un pays nordique ».


Michael Khodarkovsky (université Loyola, Chicago)

Les peuples non chrétiens de l’empire dans l’historiographie russe

Qu’est-ce que l’État russe, la nation russe et l’Empire russe ? Autant de questions au centre du débat intellectuel du XIXe siècle en Russie. Ainsi, pour M. P. Pogodin la conquête de la Sibérie (1581) rappelle la découverte de l’Amérique et affirme que, contrairement aux impérialismes européens, l’expansion russe apporte concorde et paix car c’est une union volontaire (prizvanie). Occidentaliste pour les uns, slavophile pour les autres, historien et fonctionnaire, Pogodin incarne l’ambiguïté de l’historiographie russe : la Russie est comme l’Europe, mais différente, en un mot unique. Les slavophiles veulent qu’elle marque sa différence, les occidentalistes qu’elle la gomme, mais au fond, le postulat le Pogodin convient à tous, car son expansion est non violente et bienveillante envers ses sujets non chrétiens. Cette représentation se perpétue au XXe siècle, sauf dans les années 1920 et 1930 (l’historiographie soviétique dénonce l’oppression coloniale) et du début des années 1990 (les publications anti-russes et anti-impériales fleurissent dans les régions fraîchement affranchies de la censure moscovite).

Nous nous intéresserons ici à la genèse des mythes de l’Empire russe, aux raisons de leur persistance et au rôle que jouent les sujets non-chrétiens de l’empire dans l’imaginaire et dans la réalité.


Pierre Gonneau (université Paris-Sorbonne – École pratique des hautes études, Paris)

La Russie assiégée à travers les textes narratifs historiques

La mémoire russe continue de cultiver le souvenir de grandes batailles défensives qui illustrent la capacité de résistance du peuple et son attachement à la défense du sol national. Les trois sièges le plus souvent évoqués sont ceux de Sébastopol (1854-1855), Leningrad (1941-1944) et Stalingrad (1942-1943). Mais on peut trouver des exemples beaucoup plus anciens. En effet, c’est à travers les textes narratifs vieux-russes, composés entre le XIe et le XVIIe siècle, que s’élabore peu à peu une grammaire du siège et une vision de la Russie comme pays chrétien encerclé par une multitude d’agresseurs infidèles. Trois grandes tendances se dégagent : le siège levé grâce à une ruse qui renverse une situation très compromise, le siège catastrophique se terminant en bain de sang et le siège héroïque où les limites de l’endurance sont repoussées grâce à la foi des défenseurs et à l’intercession des saints protecteurs, plutôt que par des actions militaires.


Sean Griffin (université de Californie, Los Angeles)

La liturgie comme source historique : les récits sur sainte Olga dans le Récit des temps passés

Notre démonstration, fondée sur un choix de récits sur sainte Olga inclus dans le Récit des temps passés, fait ressortir que leur style, leur structure et leur contenu thématique sont directement inspirés de textes liturgiques byzantins consacrés aux grandes fêtes de la Nativité de la Mère de Dieu et de saint Jean le Précurseur. Ces textes, en particulier ceux de la vigile, constituent le fondement du récit historico-littéraire de la chronique, autrement dit ce dernier est conçu comme une œuvre littéraire à travers le filtre des offices liturgiques byzantins. Ainsi, les hymnes et les canons fournissent littéralement la phraséologie et la trame du récit de la conversion d’Olga, de son baptême et de ses funérailles. En substance, le Récit des temps passés est une version russisée du récit que font ces textes liturgiques de la vie de Marie et, dans une moindre mesure, de saint Jean Baptiste. Nous montrerons ainsi comment la chronique refaçonne l’Histoire Sainte pour en faire une histoire orientée de la Rus’. Cette démarche suggère un nouveau modèle d’analyse pour les récits insérés dans le Récit des temps passés, ou tout au moins une partie d’entre eux : ils sont le reflet d’une vision monastique fortement marquée par la liturgie et qui privilégie donc une conception liturgique de l’histoire. Celle-ci accorde à la Rus’ le même statut biblico-liturgique que celui d’Israël dans l’Ancien Testament et de l’Empire byzantin chrétien.


Vera Tchentsova (Institut d’histoire universelle, Académie des sciences de Russie)

L’eschatologie byzantine dans la pensée historique de la cour d’Alexis Romanov : Païsios Ligaridès, Nicolas le Spathaire et Francesco Barozzi

Les années 1650 sont marquées par les translations en Russie de célèbres reliques byzantines : l’icône de la Vierge des Blachernes, la Croix de l’empereur Constantin. Ces témoins matériels de la grandeur de l’empire orthodoxe favorisent l’introduction à la cour d’Alexis Mikhailovitch de théories selon lesquelles la Russie assume désormais la mission des « pieux tsars grecs ». Cette dimension impériale nouvelle nécessite une transformation des fondements idéologiques de l’État, mettant en exergue la filiation de la Moscovie avec les grands empires du passé et exaltant son rôle eschatologique.

À cette fin sera utilisé, entre autres, un manuscrit de textes prophétiques parvenu à Moscou en 1658. Commandé par l’astronome et mathématicien vénitien Francesco Barozzi, il avait été rédigé par Georges Klontzas à la fin du XVIe siècle. On s’intéressera particulièrement à sa traduction par Nicolas le Spathaire, interprète et diplomate au service de tsars, qui s’avérera décisive pour la diffusion des prophéties byzantines dans la « première historiographie russe » (1673). Contrairement à ce que l’on a toujours cru, cette traduction ne s’inspire pas de la collection de prophéties (Chrèsmologion, 1656) qu’avait compilée le métropolite de Gaza Païsios Ligaridès, dans le but de populariser à la cour de Russie les traditions eschatologiques byzantines.


Andreas Kappeler (université de Vienne)

Les premières femmes historiens dans l’Empire russe

La profession d’historien dans l’Empire russe, comme dans la plupart des autres pays, était dominée par les hommes. N’ayant pas accès aux universités, les femmes pouvaient faire des études historiques seulement à l’étranger ou (à partir de 1878) dans les cours supérieurs féminins.

Presque toutes les rares femmes-historiens russes nées avant 1860 venaient de familles riches et étaient filles, femmes ou assistantes de professeurs. Une seule fait exception à cette règle : Aleksandra Yefymenko, née Stavrovskaia (1848-1918). Après ses études au lycée d’Arkhangelsk, elle travaille comme institutrice dans l’école rurale de Kholmogory, où elle rencontre son futur mari Petro, exilé politique ukrainien. Aleksandra et Petro s’intéressent à l’ethnographie et l’histoire des paysans russes du Nord et publient nombreux travaux dans les journaux des capitales. Aleksandra devient une des ethnographes les plus en vue de l’époque.

De 1877 à 1907 les Yefymenko vivent à Kharkov. Aleksandra se tourne vers l’histoire de l’Ukraine et publie à Saint-Pétersbourg en 1906 la première histoire scientifique de l’Ukraine. En 1910, après un doctorat honoris causa, elle devient professeur aux cours supérieurs pour femmes de la capitale et la première femme professeur d’histoire en Europe orientale et centrale. Cette spécialiste de l’ethnographie, de l’histoire russe et en même temps de l’histoire ukrainienne est un des derniers exemples d’une historiographie transnationale.


Eugène Priadko (École pratique des hautes études, Paris)

Écrire l’histoire à partir du Domostroï

Parmi les sources du règne d’Ivan IV, le Domostroï occupe une place particulière pour ceux qui s’intéressent à la vie domestique russe de la période : pratiques religieuses, croyances populaires, relations au sein de la famille, place de la femme, organisation et gestion de la propriété. Il est divisé en trois grandes parties : les devoirs religieux, la vie « mondaine » et l’ordre domestique.

Ce n’est pas un texte historiographique et son interprétation est loin de faire l’unanimité. Son utilisation du Domostroï comme source historiographique est donc complexe.

Le Domostroï est un texte normatif qui propose plutôt un idéal à réaliser. Il faut donc savoir quel est cet idéal et quelle réalité il cache. S’interroger sur l’idéal du Domostroï revient à préciser son idéologie. Mais il est une autre possibilité : le considérer comme le fruit d’une confrontation entre plusieurs idéologies, les unes affirmées, les autres niées. Les réalités historiques du Domostroï sont elles aussi difficiles à mettre en évidence. Il faut enfin prendre en compte le fait qu’il a deux versions principales et que l’une d’elles contient un chapitre (l’épître de Silvestr) qui a un statut particulier.

Pour l’utilisation du Domostroï, c’est l’approche linguistique qui semble aujourd’hui la plus prometteuse.


Florent Mouchard (université de Rennes II)

Le thème de la la frontière lituanienne dans l’historiographie russe

Au sortir de la « guerre féodale » de 1425-1453, la monarchie moscovite en formation met en place des stratégies rhétoriques visant à affirmer sa place comme héritière de la Rus’ de Kiev, et, en partie, des Empires byzantin et mongol. Les accompagnent d’autres discours, dont le but est de disqualifier les concurrents potentiels. Parmi ceux-ci, le plus dangereux est sans doute le grand-duché de Lituanie, devenu une grande puissance, proche de la Pologne. L’image de la Lituanie et de ses grands-ducs dans les chroniques moscovites est donc particulièrement négative, et particulièrement travaillée. L’analyse de cette image sera centrée ici sur la figure de Vytautas (Vitovt/Witold, grand-duc de 1392 à 1430). Les chroniques moscovites officielles, depuis la compilation dite de 1472 jusqu’aux grandes entreprises historiographiques des années 1560-1570, lui consacrent une attention soutenue, en particulier lors de plusieurs épisodes : la première prise de Smolensk (1395), la bataille de la Vorskla (1399), la seconde prise de Smolensk (1404), ses relations avec le métropolite Grégoire Camblak (1417-1418), le siège de la forteresse de Porxov (1428). On s’attachera à reconstituer leurs sources, leurs variations et leur implication dans le contexte diplomatique et guerrier des relations lituano-moscovites ; ces épisodes, en effet, visent à créer une représentation archétypale de Vytautas comme héros négatif, le faisant ainsi concourir malgré lui à l’édification de la narration historique russe.


Gérard Laudin (université Paris-Sorbonne)

Le « théâtre historique », autour des faux Demetrius et des soulèvements des strelzi

Les réformes de Pierre le Grand, exposées dans Das veränderte Rußland de F. Chr. Weber (1721), ont retenu l’attention dans le Saint-Empire. Durant tout le XVIIIe siècle, des Allemands, assez nombreux à vivre en Russie ou à y effectuer des séjours (historiens à l’Académie de Saint-Pétersbourg, explorateurs en Sibérie...), publient des ouvrages en langue allemande diffusant des savoirs sur l’histoire russe. À partir du milieu du siècle (cf. en particulier Die Gräfin von G*** de Gellert, 1747-48), la Russie devient un motif littéraire assez fréquent, le plus souvent en relation avec une réflexion politique et historique. Vers 1780, les auteurs dramatiques, dans le Saint-Empire comme ailleurs en Europe, cherchent dans les événements récents des sujets nouveaux, et s’intéressent à plusieurs épisodes de l’histoire russe. L’histoire littéraire se souvient du Demetrius de Schiller que sa mort en 1805 l’empêcha d’achever. Mais avant lui déjà, l’auteur à succès Kotzebue avait écrit un Demetrius Iwanowitsch. Zaar von Moscau (1782) dans lequel il prenait le contre-pied de la version « officielle » illustrée par Soumarokov (1771). Entre 1780 et 1790, plusieurs pièces mettent en scène Pierre le Grand (Hempel, 1780 ; Weidmann, 1781 ; Kratter, 1790), et le Bavarois Babo en consacre une aux strelzi (Die Strelitzen, 1790). Dans le choix de ces thèmes, des effets de mode se croisent avec une réflexion politique.


Mikhail Boytsov (Haute École d’économie, Moscou)

Constructions d’un passé utile : Alexandre le Grand, Auguste et Constantin, comme protecteurs de Moscou

La fulgurante transformation, aux XVe-XVIe siècles, de la Moscovie en l’une des plus grandes puissances politiques d’Europe orientale contraint ses élites à réviser son passé. Il faut un « nouveau » passé, plus « crédible » que l’ancien, de manière à légitimer la nouvelle dynastie et ses visées expansionnistes. Cette « modernisation » du passé implique des expérimentations pour le moins audacieuses. Nous nous concentrerons sur une seule direction de cette forme de création historico-politique, mais examinerons ses diverses variantes. Elles ont en commun la volonté de faire remonter les origines de la Moscovie et de ses princes jusqu’à des personnages historiques ayant une immense puissance légitimante dans toutes les cultures européennes. Cela se traduit par la fabrication de textes juridiques (privilège d’Alexandre le Grand aux « Moski »), de généalogies des princes moscovites les faisant descendre d’Octave Auguste (le Dit des princes de Vladimir) ou l’usage d’objets symboliques « apportant » jusqu’à Moscou le charisme personnel voire institutionnel d’Octave Auguste ou de Constantin le Grand (Épître sur la couronne de Monomaque de Spiridon-Savva, Récit sur le bonnet blanc de Novgorod). Nonobstant leur caractère exotique, il est à noter que toutes ces expériences s’inscrivent dans le champ d’un passé européen commun, alors que, en théorie, la légitimation du pouvoir moscovite aurait tout aussi bien pu s’appuyer sur des modèles du passé extérieurs à l’Europe.


Michel Niqueux (université de Caen – Basse-Normandie)

Ivan le Terrible face à la censure russe du XIXe siècle

Les motifs pour lesquels telle ou telle œuvre littéraire (en particulier les pièces de théâtre) ont été interdites par la censure russe au XIXe siècle ou ont dû subir des modifications, permettent de préciser ce qui pouvait inquiéter les autorités dans l’évocation d’un règne vieux de trois siècles, et comment elles souhaitaient que l’histoire d’Ivan le Terrible fût écrite, ou plutôt réécrite. Cette étude fait appel à des sources publiées mais jusqu’ici éparses : règlements de la censure, histoires de la censure, souvenirs de censeurs, ou commentaires d’œuvres littéraires ayant eu à pâtir de la censure.


Stéphane Viellard

Ivan Sneguirev et l’histoire nationale dans Les Russes dans leurs proverbes

Si, dans la tradition occidentale, la pratique de collecter et commenter des « proverbes historiques » remonte à Érasme, ce n’est qu’au XIXe siècle que l’étude des liens entre événement historiques et proverbes constitue un champ spécifique. En France, le chartiste Antoine-Jean-Victor Le Roux de Lincy leur consacre dans son Livre des proverbes français [1842], 5 des 15 « séries » qui en constituent le corps. Ils sont classés par thèmes et on glose ceux dont le sens est obscurci, en les mettant en rapport avec leur contexte historique ou géographique. Dix ans plus tôt, le parémiologue Ivan Sneguirev avait entrepris d’étudier les Russes à travers leurs proverbes, intitulant ainsi une monographie en 4 livres (1831-1834). C’est N. Karamzine qui, le premier, a saisi l’importance des proverbes pour l’historien. Tout en lui rendant hommage, Sneguirev développe l’analyse parémiologique, consacrant notamment le dernier chapitre du livre IV à ce qu’il nomme déjà les « proverbes historiques ». Mais au lieu de se contenter de listes thématiques, il en fait le matériau servant à illustrer une anthropologie ambitieuse. C’est donc une réécriture novatrice de l’histoire russe dans une perspective anthropologique qu’il entreprend. Longtemps occultée à l’époque soviétique, l’œuvre de Sneguirev, jugée alors « nationaliste », constitue un pan méconnu de la pensée anthropologique et historique russe.


Aleksandr Lavrov (université Paris 8)

L’Histoire de Russie de Vassili Tatichtchev.

V. N. Tatichtchev s’inspire du gothicisme suédois des XVIe-XVIIIe siècles qui envisage les Goths comme les ancêtres des Suédois et fait remonter l’histoire proto-nationale jusqu’à l’antiquité pour l’inscrire dans l’histoire générale de l’Europe. Suivant l’exemple de l’État russe, qui imite les institutions suédoises après la Grande guerre du Nord, Tatichtchev emprunte au gothicisme la « matrice » du récit mais remplace les Goths par les « ancêtres » nordiques des Russes, les Varègues scandinaves. De ce point de vue, son « normanisme » n’est qu’une manière de replacer l’histoire russe dans le contexte plus large de l’Europe du Nord et une réponse à la quête identitaire commune aux normanistes et aux antinormanistes au XVIIIe siècle.

Toutefois, l’authenticité de l’une de ses sources, la Chronique de Joachim, dont l’unique manuscrit est perdu, fait débat. Elle comporte force informations ne peuvant provenir que de sources suédoises. Pour les sceptiques (A. P. Toločko, S. N. Azbelev, M. B. Sverdlov), c’est un faux écrit par Tatichtchev lui-même. Nous ferons ressortir les liens entre ce texte et le traité de Strahlenberg (1730) que Tatichtchev a traduit et nous montrerons que cette mystification lui a permis d’étayer sa théorie « normaniste », mais aussi sa thèse selon laquelle l’Église est responsable de toutes les manisfestations d’intolérance dans l’histoire russe depuis la christianisation forcée jusqu’à la persécution des vieux-croyants.


Ecatherina Rai (École pratique des hautes études, Paris)

Réécritures de l’histoire de Stenka Razine

Stenka Razine est, avec Emelian Pougatchev, l’archétype du rebelle russe, au point qu’un écrivain du début du XXe siècle en a fait une synthèse qu’il a fort logiquement nommée Emelian Emelianovitch Razine. Or, le texte sur lequel se fonde cette communication est une histoire de Razine écrite en pleine répression de la révolte de Pougatchev : il s’agit de la Brève histoire de Stenka Razine d’Alexandre Soumarokov (1774). Nous nous attacherons à retracer les liens que cette brochure entretient avec sa principale source (étrangère) et avec le contexte historico-littéraire de l’époque, en particulier à travers les odes de Soumarokov sur Pougatchev ainsi que ses essais historiques puis nous tenterons de dresser un bilan de cette tentative de présenter un compte rendu d’un événement historique majeur plus d’un siècle après les faits.


Frances Nethercott (université de Saint Andrews)

Klioutchevski et ses muses littéraires

Les belles-lettres occupent une place privilégiée dans le riche « laboratoire de sources » (Tchoumatchenko) de Vassili Klioutchevski. Il s’appuie sur des récits de fiction et leurs protagonistes et y puise un matériau original pour rendre compte des transformations sociales mais aussi des mentalités et de la vie quotidienne au XVIIIe et du début du XIXe siècle. Les portraits socio-psychologiques qu’il compose, en particulier son tableau de l’évolution des mœurs de la noblesse russe, allient réellement création littéraire et étude historique, autrement dit le point de vue personnalisant, subjectif, du romancier ou du poète et la perspective (se voulant) distancée, plus englobante, de l’historien.

À partir de ses écrits sur Fonvizine, Pouchkine et Lermontov (datant des années 1880 et 1890), nous analyserons les raisons d’être de cette collusion entre la littérature et l’histoire dans l’œuvre de Klioutchevski. Nous nous intéresserons également aux questions plus larges que celles-ci soulèvent sur la nature des travaux historiques universitaires à la fin du XIXe siècle, époque du positivisme, car c’est en général plutôt à ce paradigme scientifique-là que l’on associe le nom de Klioutchevski.


Gail Lenhoff (université de Californie, Los Angeles)

Réécrire l’histoire russe au milieu du XVIe siècle : Le Livre des degrés de la généalogie impériale

Deux œuvres tranchent sur les écrits du règne d’Ivan le Terrible par leur vision unifiée des faits décrits et leur degré de cohérence narrative. La première, la Chronique des débuts du règne (1553-1555), développe deux thèmes (Zimin, 1958, 1965) : la succession de Vassili III, et la campagne de Kazan. Elle rappelle les histoires grecques envisageant la guerre comme une « expérience critique collective » (E. Breisach, 1994). La seconde est Le Livre des degrés de la généalogie impériale (milieu des années 1550). Elle retrace l’histoire russe en 17 chapitres ou « degrés » et fait la part belle aux ancêtres directs d’Ivan IV, dont elle inscrit la lignée dans la descendance de César Auguste. Par là elle s’apparente aux récits médiévaux occidentaux défendant la légitimité de nouveaux Etats ou souverains. Le parallèle établi entre Ivan (17e degré, resté inachevé) et Vladimir Ier (1er degré) présente la conquête de Kazan comme le triomphe de l’orthodoxie sur des terres promises par Dieu à Vladimir et à ses descendants.

Dernier projet du règne, la Chronique enluminée, revient à la forme annalistique et raconte l’histoire depuis la Création jusqu’en 1567. Parmi ses auteurs, on trouve nombre de ceux du Livre des degrés (B. M. Kloss, 1980), d’où quelques emprunts, mais la majeure partie du texte consiste en insertions in extenso d’extraits de chroniques moscovites, sans mention de l’opritchnina. Compilée sur ordre d’Ivan IV ou lancée par des clercs pour qui le Livre des degrés était trop limité pour les archives du règne, son archaïsme et la sacralisation qu’elle exprime attestent d’un revirement conservateur dans les dernières décennies du règne.


Marcello Garzaniti (université de Florence)

L’image de Maxime le Grec et des rapports entre Byzance, l’Occident et la Russie dans l’historiographie russe des XIXe-XXe siècles

On croit souvent que la pensée russe n’a pas été touchée ni par la Renaissance ni, jusqu’au XIXe siècle, par les contradictions entre Antiquité païenne et foi chrétienne. Pourtant, une délégation russe s’est rendue au concile de Ferrare-Florence (1439) et Maxime le Grec a connu la Florence de Savonarole.

Au XIXe, le voyage des Russes de 1439 n’est vu que sous l’angle de la polémique contre les « Latins » au détriment d’un récit témoignant d’une curiosité du monde moderne. À l’époque soviétique, on le relie aux mouvements hérétiques (strigol’niki, judaïsants), perçus comme une tentative avortée d’infiltration de la culture occidentale. Ainsi, la vie intellectuelle russe n’aurait pas connu de rupture jusqu’à Pierre le Grand.

Maxime le Grec est donc dépeint comme l’incarnation des valeurs conservatrices jusqu’en 1943. C’est alors que E. Denissoff, Russe émigré converti au catholicisme, lui rend toute sa complexité : bien que vénéré par l’orthodoxie (canonisé en 1988), il a été un humaniste, un novice au couvent dominicain Saint-Marc de Florence. En URSS, il reste un adversaire de la Renaissance, critique de la philosophie antique, défendant l’inquisition et l’ascétisme du désert, mais A. I. Ivanov lui reconnaît des contradictions typiques de l’humanisme italien et D. Bulanin évoque son héritage byzantin et classique. Aujourd’hui, une nouvelle édition des œuvres de Maxime le Grec est en cours, et il est temps de lui redonner toute sa dimension humaniste.


Olga Kosheleva (Institut d’histoire universelle, Académie des sciences de Russie)

Quand l’histoire russe devient une matière à enseigner (XVIIe-XVIIIe s.)

Nous examinerons comment les connaissances historiques étaient autrefois présentées dans les ouvrages didactiques et comment, au terme d’un long processus, l’histoire de la Russie est devenue une matière d’enseignement à part. Au XVIIe siècle, dans les rares manucrits destinés à la jeunesse (les Alphabets scolaires des années 1680) parvenus jusqu’à nous, les connaissances historiques sont disséminées dans des textes divers. Sous Pierre le Grand, l’histoire politique et l’histoire des souverains et des États commence à acquérir un statut propre dans les nouveaux programmes d’enseignement pour les héritiers du trône (Alexis, Pierre II) et les écoles nouvellement créées, mais il s’agit avant tout de l’Antiquité, car l’histoire russe n’en est qu’à ses tout premiers pas. Faute de manuel, on utilise le Synopsis (Kiev, 1674) jusqu’en 1760, date à laquelle paraît la Brève chronique russe de M. V. Lomonossov, qui devient vite très populaire. L’historien allemand August Schletzer et sa méthode d’écriture de manuels et d’étude du « passé national » ont beaucoup influé sur la formation en Russie d’une histoire en tant que matière d’enseignement. Les principes de Schletzer sont l’exact opposé de ceux de Lomonosov. C’est la décision de Catherine II d’ordonner l’écriture d’une Brève histoire russe (publiée finalement en 1799) à l’usage des écoles populaires qui marquera le véritable tournant. Mais ce n’est au début du XIXe siècle que l’histoire de Russie devient une discipline autonome.


Sergei Bogatyrev (University College London)

Le Livre des degrés et l’Opritchnina

Dans le Livre des degrés, l’une des premières tentatives d’interprétation de l’histoire russe, l’un des thèmes principaux est la coopération entre le prince et l’Église : il abonde en récits sur des métropolites ou des évêques conseillers ou guides spirituels. Les princes, eux, sont présentés comme de généreux donateurs, bienfaiteurs et protecteurs de l’Église. On y a souvent vu une transposition de la notion byzantine de symphonie. Mais pourquoi la symphonie aurait tant compté aux yeux du compilateur du Livre des degrés ? Des éléments textuels et codicologiques permettent de réfuter sa datation traditionnelle (fin des annés 1550-début des années 1560) et de repousser sa composition à la seconde moitié des annés 1560. Ce qui entraîne un réexamen des motivations de son auteur à la lumière des relations entre Ivan IV et l’Église durant l’Opritchnina. On ne peut alors se contenter du conflit entre le tsar et le métropolite Philippe, dont on trouve un récit dramatisé dans la Vie de Philippe. Il faut comparer les vues du Livre des degrés sur la symphonie avec les textes officiels de l’Opritchnina tels que l’édit qui l’instaure, l’hypothétique compilation de chroniques de 1568 et la Chronique illustrée.


Thomas Bohn (université de Gießen)

Historicisme ou sociologie historique ? _Changement de paradigme dans les sciences historiques russes avant la Révolution

Notre but est de déterminer le degré d’adéquation des sciences historiques russes d’ancien régime aux principes fondamentaux de l’historicisme allemand du XIXe siècle à partir des travaux de Karamzine, Soloviev et Klioutchevski.

Au sens strict, l’historicisme est la conception de l’histoire de l’idéalisme allemand dont les concepts-clés sont la singularité, l’approche idiographique et une interprétation centrée sur l’esprit humain. Au sens large, il se fonde sur la temporalité et le caractère variable des phénomènes historiques et sur l’idée que les événements et les processus ne peuvent être compris que dans leur contexte propre. S’il est clair que les Russes ont bien suivi la méthode et ses trois étapes que sont l’heuristique, la critique et l’interprétation, ils n’ont prêté que peu d’attention aux idées en tant que force motrice. Ils s’intéressaient en effet principalement aux lois de l’histoire.

Dans ce contexte, nous démontrons comment au tournant du XXe siècle, les historiens russes sont parvenus à faire la transition entre une historiographie centrée sur l’individualisation, le politique et le juridique à une autre, fondée cette fois sur le collectif, le social et l’économique.


- Les enregistrements vidéo des présentations seront disponibles sur le site de la fondation Singer-Polignac


Voir en ligne : Fondation Singer-Polignac

Russie contemporaine : sources et documents – carnet de veille

Mise en ligne d’un nouveau carnet sur le portail « hypotheses », consacré à des sources, documents et analyses sur la Russie contemporaine

Russie contemporaine : sources et documents

Le séminaire « Sociologie politique de la Russie contemporaine » à l’EHESS et l’actualité de ces derniers mois ont été les deux motivations pour élaborer cette « veille » qui prend la forme de liens sélectionnés et brièvement présentés sur des articles de presse (commentaires et analyses pour l’essentiel), sources audiovisuelles, enregistrements de réunions, analyses et articles de recherche, renvoi sur des liens utiles… En bref un matériau qui servira à la connaissance générale comme aux recherches présentes et futures.
Les documents sont pour l’essentiel en langue russe, leur présentation en français.

Plusieurs personnes autour du pôle Russie contemporaine du CERCEC et du séminaire de l’EHESS ont commencé à l’alimenter. Cela se fait pour l’instant via des comptes sur Diigo qui permet de bookmarker des liens et de leur affecter des mots-clés qui les transfèrent ensuite automatiquement sur le carnet de veille.

Quelques grandes catégories et une liste de mots-clés ont été élaborées. Tous ne sont pas encore utilisés, cela se fera en fonction des contributions et propositions émanant de ceux et celles qui souhaiteraient contribuer.

Ce site est encore tout nouveau, perfectible avec vos remarques et suggestions. Certaines questions/problèmes éventuels peuvent être liés à la phase encore expérimentale de cette fonction dite « radar » ou « veille » sur le portail « hypotheses ».

Adresse de contact

Responsable du carnet : Anne Le Huérou (CERCEC)
Programme « Comprendre les violences en Russie »


Voir en ligne : Fondation Maison des sciences de l’homme – Russie-CEI

Les carnets du Centre d’études franco-russe de Moscou (CEFR)

Les Carnets du CEFR reflètent les travaux du Centre d’études franco-russe de Moscou et du réseau de chercheurs autour du Centre. Ils permettent la publication des actes de workshop, séminaires ou conférences organisées par le Centre. Ils donnent d’autre part la possibilité aux chercheurs en sciences humaines et sociales de publier leurs recherches en cours, sous des formes variées : article de recherche, notes de terrain ou travail d’archives, réflexions méthodologiques, présentation de documents commentés. De format variable (entre 8 000 et 20 000 mots), ils sont publiés en français ou en russe.

Les personnes intéressées par une publication dans les Carnets du CEFR peuvent envoyer dès maintenant leur texte accompagné d’une bibliographie et d’une courte notice biographique. Le texte est soumis à une évaluation extérieure, après laquelle les responsables de publication peuvent conclure à la publication, à des révisions nécessaires ou au rejet du texte en l’état. Il paraîtra sur le site du Centre et sera déposé sur HAL-SHS.


Записки Франко-российского центра созданы для того, чтобы публиковать работы наших исследователей и коллег, которые с нами сотрудничают. В Записках будут выходить материалы круглых столов, семинаров и конференций, организованных Центром. Параллельно, все исследователи, работающие в сфере гуманитарных и социальных наук, смогут представить в них свои работы : статьи, материалы экспедиций и архивные находки, методологические размышления, документы с комментариями. Мы ждем тексты на русском или французском языках (от 8 000 до 20 000 слов).

Если вы хотите опубликовать свои работы в Записках, можете уже нам присылать тексты, вместе с библиографией и краткими данными о себе. Ваши работы будут направлены на внешнюю экспертизу, по итогам которой редакционная коллегия примет решение о публикации, попросит вас внести в текст правки или отклонит его. Ваши работы будут опубликованы на сайте Центра и депонированы в базе HAL-SHS.


- Contact :
Amandine Regamey
Mikhail Maïzouls


The Slavic Humanities Index – une nouvelle base de données dans le domaine des études slaves et est-européennes

New bibliographic database in the field of Slavic and East European Studies

The Slavic Humanities Index is a cover-to-cover database encompassing important scholarly and cultural periodicals in the humanities of Central, Eastern, and South-Eastern Europe. This interdisciplinary index includes bibliographic citations of articles in history, philosophy, literature, linguistics, cultural, theater and film studies, as well as cultural, borderland, and regional studies. Thus, the database allows cross-cultural and cross-discipline searching. The periodicals indexed in the database are published in Belarus, Bulgaria, Croatia, the Czech Republic, Macedonia, Poland, Serbia, Slovakia, Slovenia, and Ukraine.
Indexing begins with 1994 and is up-to-date with the latest available issue. Today, the database includes around 163,000 records from nearly 150 Slavic periodicals. This is an open-end project and in the future, more periodicals will be indexed in the database. The database can be searched in vernacular languages, in the International and Library of Congress transliteration systems. It is being updated weekly.
The database provides a single point of access to unique scholarly information about the region. Almost all journals fully covered in the database are not indexed in other bibliographic databases. Many of them are printed in limited editions and are not available on the web.

- For more information, please visit : slavus.ca
- Please address all correspondence regarding this database to : Nadia Zavorotna


Voir en ligne : Slavic Humanities Index

Portail sur l’Europe centre-orientale et balkanique – Portal on Central Eastern and Balkan Europe (PECOB)

Le projet est porté par l’Institut pour l’Europe centre-orientale et balkanique (IECOB – université de Bologne, 1, S. Giovanni Bosco, Faenza) et l’Association italienne des slavistes (AIS).

PECOB est un espace de connexion entre l’Italie et l’Europe centre-orientale et balkanique. Le but de ce portail est de fournir aux experts et aux utilisateurs courants des informations scientifiques sur la politique, l’économie, la société, la culture, l’histoire et les médias provenant de ces pays ou les concernant. Le projet est développé en collaboration avec l’Association italienne des slavistes (AIS) et le réseau international "Europe and the Balkans". Il permet la collecte d’informations à jour, le renouvellement de la recherche et le renforcement de la collaboration entre les groupes de recherche, les universitaires et les doctorants sur des thématiques spécifiques.

- Contact


Voir en ligne : Portal on Central Eastern and Balkan Europe (PECOB)

Projet Serbica.fr – Site dédié à la littérature serbe

À l’université Michel-de-Montaigne – Bordeaux 3, une équipe de chercheurs français et étrangers, réunie autour de Milivoj Srebro – maître de conférences à cette université et membre de l’unité de recherche « Europe, Européanité, Européanisation » (FREE 3392 CNRS) – a mis en place un site entièrement consacré à la littérature serbe :

- Serbica.fr – Portail de la littérature serbe en langue française

Née de la nécessité mais conçue avec soin et compétence, Serbica est l’œuvre collective d’un groupe d’enthousiastes – traducteurs et chercheurs travaillant en France ou à l’étranger – qui ont entrepris un travail entièrement bénévole pour mettre leur savoir au profit d’un projet commun.

Le projet Serbica est conçu comme une base de données qui ambitionne d’atteindre l’ampleur d’une encyclopédie spécialisée. Destiné à un public divers – étudiants, enseignants, chercheurs, éditeurs, critiques litté­raires… mais aussi à tous les esprits curieux, passionnés par la lecture et la découverte – ce projet vise plusieurs objectifs dont, surtout, celui d’offrir une source, solide et fiable, d’informations variées sur la littérature serbe. Ainsi, on y trouvera entre autres :
- Une chronologie des événements littéraires qui ont façonné la littérature serbe depuis sa naissance ;
- Une bibliographie exhaustive englobant des livres serbes traduits en français ainsi que des études et des articles sur la littérature serbe publiés en France ;
- Un dictionnaire des écrivains serbes majeurs ;
- Un index des œuvres principales serbes ;
- Une bibliothèque contenant des centaines de textes littéraires (extraits ou œuvres intégrales) traduits en français ;
- Un important corpus de textes critiques référen­tiels rédigés en français ou traduits du serbe ;
- Une revue en ligne…

Les dossiers de Serbica


- Le premier écrivain du XXIe siècle : MILORAD PAVIĆ

Après un succès mondial dans les années quatre-vingt-dix, Milorad Pavić, auteur du fameux Dictionnaire khazar, est aujourd’hui presque oublié en France. Serbica consacre un dossier à cet écrivain insolite qui a révolutionné le genre du roman.

Sommaire :
Milorad Pavić : « Autobiographie »
Portrait de Milorad Pavić (par Milivoj Srebro)
***
QUATRE ROMANS INÉDITS EN FRANÇAIS DE MILORAD PAVIĆ
Extraits traduit par Maria Béjanovska
Zvezdani plašt / Manteau d’étoiles
Kutija za pisanje / La boîte à écriture
Pozorište od hartije / Le Théâtre en papier
Nevidljivo ogledalo - Šareni hleb / Le miroir invisible - Le pain multicolore
***
INTERVIEWS
Milorad Pavić : „Il est nécessaire que nous rêvions“ (par B. Bogavac-Le Compte), la Quinzaine littéraire, 1988.
Radio-interview (par Maria Béjanovska), Radio France International, magazine “L’Autre Europe”, 2002.
***
Boris Lazić : Le montage dans le Dictionnaire khazar
Sanja Bosković : L’esprit prométhéen et l’idée de l’expérimentation dans le roman Le dictionnaire khazar
Milivoj Srebro : L’esprit cartésien face à un « maître de la voltige » byzantin
***
Œuvres traduites en français
Articles sur l’auteur


Voir en ligne : université Michel-de-Montaigne – Bordeaux 3

Projet Serbica.fr – Site dédié à la littérature serbe

À l’université Michel-de-Montaigne – Bordeaux 3, une équipe de chercheurs français et étrangers, réunie autour de Milivoj Srebro – maître de conférences à cette université et membre de l’unité de recherche « Europe, Européanité, Européanisation » (FREE 3392 CNRS) – a mis en place un site entièrement consacré à la littérature serbe :

- Serbica.fr – Portail de la littérature serbe en langue française

Née de la nécessité mais conçue avec soin et compétence, Serbica est l’œuvre collective d’un groupe d’enthousiastes – traducteurs et chercheurs travaillant en France ou à l’étranger – qui ont entrepris un travail entièrement bénévole pour mettre leur savoir au profit d’un projet commun.

Le projet Serbica est conçu comme une base de données qui ambitionne d’atteindre l’ampleur d’une encyclopédie spécialisée. Destiné à un public divers – étudiants, enseignants, chercheurs, éditeurs, critiques litté­raires… mais aussi à tous les esprits curieux, passionnés par la lecture et la découverte – ce projet vise plusieurs objectifs dont, surtout, celui d’offrir une source, solide et fiable, d’informations variées sur la littérature serbe. Ainsi, on y trouvera entre autres :
- Une chronologie des événements littéraires qui ont façonné la littérature serbe depuis sa naissance ;
- Une bibliographie exhaustive englobant des livres serbes traduits en français ainsi que des études et des articles sur la littérature serbe publiés en France ;
- Un dictionnaire des écrivains serbes majeurs ;
- Un index des œuvres principales serbes ;
- Une bibliothèque contenant des centaines de textes littéraires (extraits ou œuvres intégrales) traduits en français ;
- Un important corpus de textes critiques référen­tiels rédigés en français ou traduits du serbe ;
- Une revue en ligne…

Serbica n’est, pour l’instant, qu’un édifice virtuel dont ne s’aperçoivent que les fondations et quelques pierres angulaires… Mais dans un avenir proche, Serbica sera pleinement à même de relever le défi, de mettre en valeur le potentiel intellectuel de ses collaborateurs et de rendre la littérature serbe plus accessible à tous ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances dans ce domaine.


Voir en ligne : université Michel-de-Montaigne – Bordeaux 3

Chemodan Films – société de production de films documentaires sur la Russie et le monde postsoviétique

La société de production de films documentaires Chemodan Films
a été créée en octobre 2005
par Thomas LAHUSEN (directeur), Tracy McDONALD, et Alexander GERSHTEIN, à Toronto, Canada.

Le nom de la société Chemodan (« valise » en russe), symbolise le mouvement, le voyage et la composante internationale du groupe fondateur. L’un des buts de la société est de produire des films documentaires sur la Russie, les autres territoires de l’ex-URSS et d’autres parties du monde, afin de doter les spécialistes et le public plus large d’outils pour explorer les complexités culturelles, sociales et politiques du passé et du présent. Chemodan Films privilégie les thématiques qui éclairent le « pays profond », y compris les domaines géographiques et sociaux qui se situent à la marge.
Outre son activité de production de documentaires, Chemodan Films constitue un fonds d’archives de matériaux filmiques originaux, tant contemporains qu’historiques.

Parmi les dernières productions :

  • In Search of Roubakine (2011)
  • Meet Me In Harbin ! (2011)
  • The Interim Country (2010)
  • Oh, my Communist Youth ! A festival of Komsomol songs in the mountains of Kyrgyzstan

- Pour plus d’informations en anglais et en russe


ArcheoBiblioBase (ABB) – Urgence

English-Language Directory and Reference Bibliography for Russian Archives and Manuscript Repositories

An expanded ABB needs a new home !

by Patricia Kennedy Grimsted

2010 ArcheoBiblioBase Expansion

In February 2010, IISH launched expanded coverage on the ABB website, adding three more updated sections from the data files from the 2000 published English-language directory, Archives of Russia : A Directory and Bibliographic Guide to Holdings in Moscow and St. Petersburg, 2 vols. (Armonk NY : M.E. Sharpe, 2000) : (Part E). Over 50 repositories under Russian Academies (Science, Medicine, Art, Education, etc), universities, and research institutes ; (Part F). Archival repositories of several independent agencies, including Memorial and the former People’s Archive (now held in RGANI). (Part G). Archives and manuscript holdings in major libraries, 11 in Moscow and 13 in St. Petersburg, some involving multiple divisions. Work continues in the off-line database by the ArcheoBiblioBase coordinator in Moscow and Dr Grimsted to update the coverage of archival holdings in museums (Part H), which it is hoped can be completed by the end of 2010.

ABB website to expire at the end of 2010 ?

Unfortunately, almost simultaneously with the ABB expansion, the International Institute of Social History (IISH / IISG), Amsterdam, has informed Dr. Grimsted that further IISH funding and website maintenance for ArcheoBiblioBase will expire at the end of 2010. Following almost 15 years of generous IISH support, ArcheoBiblioBase must find a new institutional home. A new sponsor and Internet facility is urgently needed for the recently updated and expanded English-language version of the Internet database of Russian archives and related bibliography. IISH is prepared to make the Internet database it has developed for ABB available to an appropriate institution at no cost. Given past sponsorship over the years, a commercial arrangement must be ruled out.

Ideally ABB, which started as a collaborative project of IREX with Rosarkhiv in 1992, could best be taken over in Moscow by Rosarkhiv and incorporated in the Rosarkhiv website, and/or some other Russian agency. Most appropriate, some collaborative arrangement with a western partner institution could be worked out with Rosarkhiv. Such negotiations are planned during Dr Grimsted’s forthcoming visit to Russia (June 2010). Other alternatives could also be considered. (Please respond with any suggestions off-list to Patricia Kennedy Grimsted ).

IISH has recently reported use statistics for its ArcheoBiblioBase website as among its most popular sites. Between March and December 2009, it counted between 1,295 and 1,843 unique visitors per month, with the number of visits ranging from a low of 2,189 (and 64,020 page-views) in December to 3,043 (and 96,321 page-views) in October. The expanded coverage of ABB launched in February 2010 is here publicly announced for the first time. So far statistics for the number of unique visitors in the first two months of 2010 were 1,623 for January (with 2,399 visits and 68,927 page-views) and 1,507 for February (2,205 visits and 66,835 page-views). Certainly such interest should justify the continuation of the English version of ABB.

Voir en ligne : ArcheoBiblioBase (ABB)

Site français consacré à l’œuvre de Vladimir Nabokov

Ce site a été créé par l’association des Chercheurs enchantés (Société française Vladimir Nabokov), dont le Président d’honneur est Maurice Couturier, et regroupe des universitaires, des artistes, des traducteurs et des lecteurs intéressés par l’œuvre de Vladimir Nabokov.

Sur le site figurent : une présentation de l’association des Chercheurs enchantés et de ses membres ; une présentation des actualités liées à l’étude de l’œuvre de Vladimir Nabokov ; une biographie de l’écrivain ; une bibliographie interactive de toutes les publications (ouvrages, recueils d’articles, articles) consacrées à Vladimir Nabokov et à son œuvre et parues en France, en français ou non, qu’elles aient été écrites par des Français, des francophones ou des chercheurs étrangers, tant slavistes que comparatistes ou américanistes ; une liste des sites qui traitent de Vladimir Nabokov, de son œuvre et de ses passions, comme l’entomologie ; ainsi qu’une présentation d’œuvres d’artistes contemporains que l’œuvre de Vladimir Nabokov a inspirés.

- http://vladimir-nabokov.org/


Voir en ligne : Société française Vladimir Nabokov

Institutions and Institutional Change in Postsocialism Network – Nouveau réseau de recherche

"Institutions and Institutional Change in Postsocialism : Between History and Global Adaptation Pressures" are the themes of a multidisciplinary research network that has been established by eight German universities and research institutes in early 2010. Focusing on the successor states of the former Soviet Union, the network studies (1) how political, economic, legal and cultural institutions are created and changed in a context of historical legacies and global integration and (2) how political actors interpret and reframe institutional accounts, such as ideas of legitimate order and authority, to realise their interests and legitimize their intentions. The network is envisaged to contribute to renewing East European area studies in Germany as a field where different disciplines engage in productive scholarly exchanges. Multidisciplinary communication is a key aim of the network : Social scientists who seek to explain the emergence and change of institutions are provided with opportunities to learn more about cultural and historical contexts. Area specialists socialized in the humanities are offered conceptual perspectives that allow interpreting historically or culturally specific phenomena from a systematic and comparative perspective. Thus, the network enables researchers to get acquainted with the state of the art in neighbouring disciplines. All network projects use qualitative methods of research, relying on case studies, small-n comparisons and contextualized data.

- Coordinator : Prof. Dr. Petra Stykow

- Internet


Voir en ligne : Institutions and Institutional Change in Postsocialism Networ

Caucasus Survey – The journal of the Association for Caucasian Studies

Caucasus Survey
The journal of the Association for Caucasian Studies

Frequency : 2 issues per year, first issue scheduled January 2013, 400-500 pages per annum

- EDITOR

Marie Bennigsen Broxup

- DEPUTY EDITORS

Laurence Broers

Tamara Dragadze

Sophie Shihab Bilderling

Mairbek Vatchagaev

Edith Ybert

AIMS & SCOPE

Caucasus Survey will be the only journal, published in English, concerned primarily with the study of the Caucasus – the independent republics of Armenia, Azerbaijan and Georgia, and the North Caucasian republics of the Russian Federation. The journal focuses on the Humanities and Social Sciences - history, political science, ethnography, religion, nationalism, economics, conflict resolution, military issues, demography, and area studies. Relations between the Russian Federation and the Caucasus, internationally and domestically with regard to the North Caucasus, features high in our concerns. Also covered are issues relating to the Republic of Kalmykia and the Cossacks, Crimea, the Nogays, and the Caucasian diaspora.

PEER REVIEW STATEMENT

All articles undergo peer review, based on initial editor screening and anonymous double-blind refereeing by two referees.

EDITORIAL BOARD

Yurii Anchabadze, Academy of Sciences, Moscow Bayram Balci, IFEAC, Carnegie Foundation Vladimir Bobrovnikov, Oriental Institute, Moscow Robert Chenciner, St Antony’s College, Oxford Moshe Gammer, University of Tel Aviv Tracey German, King’s College, London Michael Kemper, University of Amsterdam George Mamoulia, Independent consultant Cerwyn Moore, University of Birmingham Mohiaddin Mesbahi, Florida International University Claire Mouradian, CNRS, Paris Hratch Tchilingirian, University of Cambridge Françoise Thom, Paris-IV-Sorbonne Mariel Tsaroieva, Bibliothèque Nationale, Paris

INTERNATIONAL ADVISARY BOARD

Sergo Arutiunov, Acedemy of Sciences, Moscow Marco Buttino, University of Turin John Colarusso, McMaster University Andrei Illarionov, Cato Institute Michael Kaser, St Antony’s College, Oxford Chantal Lemercier-Quelquejay, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales Shahin Mustafayev, International Institute for Central Asian Studies, UNESCO Lia Melikishvili, Georgian National Academy of Sciences Ghia Nodia, Ilia State University Michael Rywkin, City College, New York Dennis Sammut, LINKS Amri Shikhsaidov, Institute of History, Daghestan Ronald Suny, Michigan University and University of Chicago Tadeusz Swietochowski, Columbia University

EDITORIAL CORRESPONDENCE

Submissions to the journal should be sent to Marie Bennigsen Broxup , 6 Century House, Oakley Park, Frilford Heath, OX13 6QW, UK. Correspondence and articles in Russian to Mairbek Vatchagaev. Authors are encouraged to submit papers electronically.

GENERAL GUIDELINES

Papers are accepted in English and Russian. British English spelling is preferred. A typical article will be 5000-8000 words. Manuscripts should comprise in the following order : title page, abstract of approximately 150 words, 4-6 keywords, main text, acknowledgements, appendixes when appropriate, notes, and references.

Authors should include their full names, affiliations, postal address, telephone and email address on the cover page of their manuscripts.

FORTHCOMING ARTICLES include :

Yuri Anchabadze, “The Sovietisation of Abkhasia, 1920-1940”

Bayram Balci, “Identity Politics and Diaspora in Post-Soviet Azerbaijan”

Marie Bennigsen Broxup, “The Tatar Model. A Comparison of the Tatar and Chechen National Movements After the Fall of the Soviet Union”

Vladimir Bobrovnikov, “The Making of the Muslim Clergy in the North Caucasus”

John Colarusso, “The Sochi Olympic Games, Sponsor of Circassian Nationalism”

Valery Dzutsev, “NGOs and Political Developments in North Ossetia after Beslan”

George Mamoulia, “The Caucasus and the Central Powers in 1918”

Mairbek Vatchagaev, “The Role of the Sufi Brotherhoods in the Political Life of Contemporary Chechnya”

Edith Ybert, “Political Parties in Azerbaijan Before the 1917 Revolution”

DOCUMENTS Aslan Maskhadov, “Reminiscences on the first Russo-Chechen War, 1994-1996”. A previously unpublished interview taken on the eve of the second Chechen war, July 1999

BIOGRAPHICAL SKETCHES Bidzina Ivanishvili by Régis Gente

BOOK REVIEWS

CALL FOR PAPERS

Caucasus Survey announces a call for papers for its 1st and 2nd issues. Deadline for submissions for No 1, May 2012, and No 2, February 2013. Caucasus Survey is particularly interested in papers on the following topics, but please feel free to offer alternative subjects :

History
- Russian, Ottoman and Iranian competition in the Caucasus – 16-19th century
- Georgia’s annexation by Russia in the 19th century
- The Transcaucasian SFSR, 1922-1936
- Comparison of Russian military and political strategies in the conquest and pacification of the Caucasus from the 19th century to the present
- The Dunsterforce in Azerbaijan
- The 1917 Revolution and Civil War in the Caucasus
- The Stalin deportations of Caucasian nations
- The weight of the Azeris in Iranian politics from the Tabriz Revolution to the present

Current and Military Affairs
- International implications of developments in the Caucasus
- Georgia after the August 2008 war
- The Chechnya “domino effect”. What future for Russian rule in the North Caucasus in the light of growing unrest and Islamic militancy ?
- How the Chechen wars have affected Russia’s interior politics
- The impact of the Chechen wars on the reform of the Russian army
- The Russian Army in Chechnya
- What prospects for Pan-Caucasian trends ?
- The new discourse of the Russian nationalist movement regarding the Caucasus
- Russo-Turkish rivalry in the Black Sea
- Nagorno-Karabakh – a forgotten conflict
- What prospects for pluralism and democracy in Azerbaijan ?
- Azerbaijan – oil, wealth, and poverty

Islam
- Changes in Islamic thought and practices in the North Caucasus since the end of Communism
- Islam and nationalism in the Caucasus
- The role of international Islamic organisations in the rise of Muslim dissent and militancy in the Caucasus
- The official Muslim religious boards and “parallel Islam”
- Moscow’s domestic Islamic policy
- Shias and Sunnis in Azerbaijan

Area Studies
- The Crimean Tatars in the post-Soviet period
- The Kurds of the Caucasus
- The Cossacks in the Caucasus – what future ahead ?
- A comparative survey on Human Rights and the Rule of Law in the Caucasus
- Ethnic issues
- The role of women in civil society


Association franco-britannique pour l’étude de la culture russe – Site internet

Association franco-britannique pour l’étude de la culture Russe

Le site propose des renseignements d’ordre général sur l’Association, ainsi que des informations plus précises (concernant notamment le colloque de l’Association, sur la culture matérielle en Russie depuis Pierre le Grand, qui a eu lieu à Paris en mai 2013).
Une page est consacrée aux ouvrages collectifs édités sous l’égide de l’Association.
On trouvera prochainement sur le site l’appel à communications pour le colloque de 2014, qui sera organisé sur thème de la nostalgie.


Вивлиоѳика : e-journal of eighteenth-century Russian studies

Вивлиоѳика
e-journal of eighteenth-century Russian studies

Revue électronique en accès libre consultable à l’adresse :

Numéro thématique, dirigé par Gesine Argent, Derek Offord et Vladislav Rjéoutski, consacré à l’histoire de l’apprentissage du français et d’autres langues étrangères dans la Russie du XVIIIe siècle.

- Articles

Apprendre la « langue de l’Europe » : le français parmi d’autres langues dans l’éducation en Russie au siècle des Lumières
Vladislav Rjéoutski

Le français et d’autres langues dans l’éducation en Russie au XVIIIe siècle
Vladislav Rjéoutski

Le français et l’allemand dans l’éducation religieuse en Russie au XVIIIe siècle
Ekaterina Kislova

Les manuels utilisés dans l’enseignement du français en Russie au XVIIIe siècle : influences occidentales et leur réсeption en Russie
Serguey Vlassov

- Book reviews

Tour de Force : Irina and Dmitrii Guzevich’s Analytical Bibliography of Tsar Peter’s Grand Embassy to Europe
Ernest Zitser


Voir en ligne : Vivliofika