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Derrière l’histoire - La langue
Études de littérature, de linguistique et d’histoire (Russie et France, XVIIIe-XXe siècle)
Jean Breuillard

Jean BREUILLARD (1945-2011), emporté en pleine activité scientifique, était l’un des rares slavistes à être un savant, et pas seulement un spécialiste (du XVIIIe siècle, de linguistique…) : il pouvait appliquer sa curiosité, son érudition, sa rigueur méthodologique à des domaines aussi divers que l’histoire, la littérature, la linguistique, qu’il n’isolait pas les uns des autres.

Au XVIIIe siècle européen, qui lui était si familier, Jean Breuillard emprunta ce qu’il avait de meilleur : l’universalisme, l’humanité, la tolérance, le bon goût, la clarté et la fluidité de la langue.

Le choix d’articles de ce recueil (une trentaine sur plus d’une centaine) tâche de refléter les multiples facettes de l’héritage de ce « savant polygraphe » :

L’histoire des idées linguistiques, avec des études (issues de sa thèse) sur la formation de la langue littéraire russe au XVIIIe siècle, sur les grandes figures de Vassili Trediakovski (1703-1768), qui est réhabilité, et de Nicolas Karamzine (1766-1826), la nature des influences des grammairiens français et de la philosophie sensualiste, les conceptions de la synonymie, de l’ordre des mots, l’histoire de la traduction (avec en particulier Catherine II), l’histoire de l’utopie, la « langue des femmes » au XVIIIe.

L’histoire événementielle et l’histoire des mentalités, avec des recherches (dans de nombreux fonds d’archives) sur l’occupation russe en France

La linguistique moderne, qu’enseignait Jean Breuillard, avec des articles fondateurs et éclairants sur l’ordre des mots et la visée communicative, où l’on verra combien est important le « poste d’observation » de l’action.

Jean Breuillard avait également su proposer des lectures très fines de Pouchkine et de Gogol, en suivant certains motifs récurrents : la reprise dans Eugène Onéguine, ou le regard chez Gogol.

Toutes ces études novatrices participent d’une approche « systémique » : « L’histoire de la littérature est un système, dans lequel on ne saurait isoler la pensée philosophique et économique, l’histoire de la civilisation, et la pensée rhétorique et linguistique. » C’est dire que le « spécialiste » comme l’honnête homme y trouvera matière à élargir ses connaissances et plaisir intellectuel.

Une bibliographie thématique de 20 pages termine ce recueil.


- 60 €

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La lettre et l’esprit : entre langue et culture
Études à la mémoire de Jean BREUILLARD
Revue des études slaves, tome LXXXIII (2012), fascicule 2-3

sous la direction de Stéphane Viellard, Laure Troubetzkoy et Serge Aslanoff

Un texte inédit
Jean Breuillard, Kantemir (1708-1744) et la question de la langue

Linguistique russe et slave : les formes et l’ordre du discours

Olivier AzamVladimir BeliakovNatalia BernitskaïaChristine Bonnot
Jacqueline FontaineIrina FougeronMarguerite Guiraud-WeberClaire Le Feuvre Werner LehfeldtVladimir PlungjanEkaterina RaxilinRobert Roudet
Jean-Paul SémonPaul-Louis Thomas
Irina Thomières-KokochkinaStéphane ViellardHélène Włodarczyk

Histoire de la pensée linguistique

Sylvie ArchaimbaultOlga ArtyushkinaChristine Bracquenier
Roger ComtetPaul GardePatrick Sériot

Autour de Nicolas Karamzine

Rodolphe BaudinCatherine DeprettoXavier Galmiche
Pierre GonneauОlga Kafanova

D’une culture à l’autre : la traduction des cultures

Sabine BreuillardNatalia KočetkovaJean-Claude Lanne
Michel MervaudAnne NercessianTat′jana Nikolaeva
Serge RoletLaure Troubetzkoy

Bibliographie de Jean Breuillard

- 50 €

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Alexandre Herzen sur l’autre rive
ou le socialisme russe à l’épreuve de l’émigration
par Michel Mervaud

Dans cet ouvrage, on a privilégié les rapports d’Alexandre Herzen avec l’histoire et la culture de la France en évoquant ses jugements sur Voltaire, sur la Révolution française, sur les émeutes de Rouen en 1848, et ses relations personnelles avec des Français (Pierre Leroux, Proudhon, Edgar Quinet, Victor Hugo, les Goncourt). Plus généralement, le thème « Herzen et l’Occident » apparaît dans ce volume sous deux aspects : d’une part, avec un essai sur le rôle capital qu’ont joué la littérature et la philosophie allemandes dans son devenir intellectuel et, d’autre part, avec une analyse de ses réflexions sur l’Amérique, où il a été tenté de trouver refuge et qui l’a fasciné toute sa vie.
Exilé de son pays, Herzen a erré « sur l’autre rive » pendant plus de vingt ans. Mais son drame n’a pas été seulement de vivre et de mourir en terre étrangère. Après 1848, il s’est trouvé « de l’autre côté » de la révolution : c’est, comme il l’a expliqué à Moses Hess, le sens qu’il entendait donner à son livre De l’autre rive, bilan de son expérience et de ses réflexions désenchantées sur l’échec des révolutions occidentales. Et c’est à partir de ces désillusions que Herzen a reporté ses espoirs sur la Russie et que, sur l’autre rive, s’est développé son « socialisme russe ». Brillamment défendu dans sa « Lettre à Michelet », ce socialisme russe apparaît dans les discussions avec Edgar Quinet, et c’est l’un des thèmes majeurs de la correspondance avec Proudhon, reproduite ici intégralement et commentée.
Homme d’idées et homme d’action, Herzen aussi est un maître de la prose intellectuelle russe du xixe siècle. C’est un artiste dont les oeuvres fascinent par une poésie de la pensée. Dans le présent ouvrage, on trouvera un essai sur sa causticité et son esprit « voltairien » tels qu’ils se manifestent dans les petits articles des « Mélanges » du Kolokol. Une autre facette de son talent littéraire est la manière dont il rend compte de sa perception du temps : un article consacré à cette question montre que ses « dumy » (pensées) sur le temps ne sont pas un phénomène marginal, mais font pénétrer le lecteur au coeur même de l’oeuvre de Herzen.

Michel Mervaud, ancien élève de l’E.N.S. de Saint-Cloud, est professeur émérite à l’université de Rouen. Il est l’auteur d’une thèse de doctorat d’État sur Nicolas Ogarev et de travaux sur l’histoire des idées et les mouvements révolutionnaires en Russie. Ses recherches portent également sur le XVIIIe siècle, notamment sur voltaire et le monde russe. Il a dirigé ou codirigé plusieurs numéros thématiques de la Revue des études slaves, sur la Révolution française et les Slaves (1989), sur Herzen (2007 et 2012), et un numéro de Slavica Occitania sur la Naissance de l’historiographie russe (2009).

- 32 €

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Alexandre Herzen (1812-1870) - Son époque, sa postérité
Revue des études slaves, tome LXXXIII (2012), fascicule 1

sous la direction de Korine AMACHER et de Michel MERVAUD




Introduction, par Korine AMACHER et Michel MERVAUD (p. 9)

TÉMOIGNAGES

HERZEN Michael, Alexandre Herzen : la main vive et la main morte dans sa famille
A. I. Herzen : The Living and the Dead Hand Relative to his Family (p.17)

PTOUCHKINA Inna, Julian Grigor´evič Oksman et son rôle dans l’édition académique des OEuvres d’Alexandre Herzen : ébauche de Mémoires
The Role Played by Julian Grigor´evič Oksman in the Academic Edition of the Collected Works of Aleksandr Herzen : An outline of Memoirs (p.41)

Quelques mots sur Julian Oksman (1895-1970), par Catherine DEPRETTO
About Julian Oksman (1895-1970) (p. 65)
JELVAKOVA Irena, Histoire d’un musée : la maison d’Alexandre Herzen à Moscou
History of a Museum : Aleksandr Herzen’s House in Moscow (p. 69)


ARTICLES

GRENIER Svetlana, Кто виноват ? (À qui la faute ?) dans le drame familial des Herzen : « Était-ce une prémonition de mon destin ? »
Кто виноват ? (Who Is to Blame ?) in Herzen’s Family Drama : ‘Could It Have Been a Prophecy of My Own Fate ?’ (p. 87)

SCHMID Ulrich, Un duel entre deux romantiques : Herzen et Herwegh
A Duel Between Two Romantics : Herzen and Herwegh (p. 109)

GENEVRAY Françoise, Herzen et Talandier
Aleksandr Herzen and Alfred Talandier (p. 123)

VUILLEUMIER Marc, Benoît Malon, Herzen et les premiers socialistes russes
Benoît Malon, Herzen and the First Russian Socialists (p. 139

MERVAUD Michel, Le conflit avec les « marxides » : note sur les rapports de Herzen et de Marx
Conflict With the ‘Marxides’ : A note on the Relations Between Herzen and Marx (p. 163)

AMACHER Korine, Lev Kamenev, historien d’Alexandre Herzen : un intellectuel entre deux rives
Lev Kamenev, a Specialist of Aleksandr Herzen’s Work : An Intellectual Between Two Shores (p. 185)


INÉDITSPOINT SUR LA QUESTIONCHRONIQUE BIBLIOGRAPHIQUE

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Un autre Tolstoï
Publié sous la direction de Catherine Depretto

Écrire sur Tolstoï aujourd’hui, c’est chercher à comprendre, par-delà les clichés, ce que représentent pour nous l’écrivain et le penseur.

Les vingt et une contributions de spécialistes français et étrangers rassemblées ici jettent de nouveaux éclairages sur son art et son enseignement, envisagés aussi bien dans la longue durée de leur réception et de leur interprétation qu’à travers une mise en contexte serrée avec l’entourage russe des années 1910.


C’est ainsi qu’émerge « un autre Tolstoï », ancré certes dans le XIXe russe et européen, mais aussi, en dépit de ses déclarations mêmes, un homme du XXe siècle, sensible aux orientations les plus modernes de l’art et de la société.

- 24 €

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108. La Revue russe
La perestroïka de Gorbatchev : piteuse déconfiture ou réussite historique ?

Introduction,
par Philippe Comte

Irréformable Russie,
par Rifat Gousseïnov

Des racines et des liens : les racines de la perestroïka et les liens de Gorbatchev,
par Philippe Comte

Les journalistes soviétiques durant la glasnost à travers l’exemple des animateurs de l’émission Vzgliad,
par Françoise Daucé

La révision de la législation en matière religieuse lors de la perestroïka,
par Yves Hamant

Gorbatchev et « la maison commune européenne », un retour à l’Europe ?,
par Marie-Pierre Rey

Dossier : La littérature juive-russe d’Amérique du Nord

Introduction, par Bruno Monfort

Une approche exotique de la littérature russe juive,
par Boris Czerny

Les enjeux identitaires dans « there are Jews in my House » de Lara Vapnyar et Tout est illuminé de Jonathan safran Foer : une affaire de patates ?,
par Martine Chard-Hutchinson

Langue russe et mémoire soviétique dans Tapka de David Bezmozgis,
par Michaël Taugis

Les nouvelles de Grace Paley : ironie, déconstruction et spiralité,
par Claudine Ledoux

Bibliographie

16 €


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Grammaire du Bosniaque Croate Monténégrin Serbe

par Paul-Louis THOMAS & Vladimir OSIPOV

Bosniaque, croate, monténégrin, serbe sont quatre appellations officielles d’une seule et même langue en tant que système linguistique, dont tous les locuteurs se comprennent (presque) parfaitement.

Le terme de « serbo-croate » n’a du reste jamais recouvert un standard unique et unifié, et des différences régionales aisément identifiables, entre les variantes de Bosnie-Herzégovine, croatie, serbie et du monténégro, ont toujours existé, avant la formation de la Yougoslavie comme du temps de celle-ci. il est donc faux d’affirmer qu’il y avait une langue unique, qui aurait éclaté en quatre langues du fait de la désintégration de la Yougoslavie. De même l’idée répandue selon laquelle serbe et croate s’opposent par l’alphabet est erronée (le serbe, comme le bosniaque et le monténégrin, utilise aussi bien l’alphabet latin que l’alphabet cyrillique). Les quatre standards actuels n’offrent pas plus de différences entre eux (et même plutôt moins !) que les variantes britannique, américaine, australienne, canadienne de l’anglais, que l’espagnol d’europe et ses variantes d’amérique du sud, ou encore que le français de France, de Belgique, de suisse romande et du canada.

Aussi, malgré des noms différents – que l’on regroupera sous le sigle BCMS, reprenant les quatre initiales et suivant l’ordre alphabétique –, est-il pleinement justifié de présenter la grammaire (phonologie, morphologie, syntaxe) de ces quatre langues standard relevant d’un seul et même système linguistique, à travers un texte commun et unique – le présent ouvrage.

- 48 €

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La syntaxe des numéraux dans les langues slaves – Revue des études slaves, tome LXXXII (2011), fascicule 4

La syntaxe des numéraux dans les langues slaves

sous la direction de Stéphane VIELLARD

In memoriam Jean Breuillard





Problèmes de syntaxe des numéraux dans quelques langues slaves (vieux slave, vieux russe, BCMS, polonais, russe moderne), introduction par Stéphane VIELLARD
Problems About the syntax of Numerals in Some Slavonic Languages (Old Church Slavonic, Old Russian, Serbo-Croat, Polish and Modern Russian) (p. 597)

Articles

LE FEUVRE Claire, Le changement de construction des numéraux supérieurs à « cinq » en vieux slave
The New Syntax of Numerals Higher Than ‘5’ in Old Church Slavonic (OCS) (p. 605)

POZSGAI István, К вопросу о возникновении имен числительных как самостоятельной части речи в древнерусском языке (на материале Синайского патерика)
On the Genesis of Numerals as an Independent Part of Speech in Old Russian Language (On the Material of “Sinai Patericon”) (p. 625)

THOMAS Paul-Louis, Les numéraux en BCMS (bosniaque-croatemonténégrin- serbe) : norme et usage, formes concurrentes et stratégies des locuteurs
Numerals in BCMS (Bosnian-Croatian-Montenegrin-Serbian) Language : Norm and Usage, Concurrent Forms and Speakers’ Strategies (p. 645)

STEFANOVIC Aleksandar, Emploi de la conjonction de coordination i « et » lors de la formation des déterminants numéraux composés en bosniaque, croate, monténégrin, serbe (BCMS)
The Use of the Conjunction i ‘and’ in the Formation of Compound Numerals Functioning as Determiners in Bosnian, Montenegrin, Croatian and Serbian (BCMS) (p. 663)

MENANTAUD Henri, SALONI Zygmunt, Les numéraux indéfinis dits partitifs en polonais
So Called ‘Partitive’ Indefinite Numerals in Polish (p. 681)

AZAM Olivier, Structure métainformative de l’énoncé et choix de la forme de l’adjectif qualificatif après dva (dve), tri et četyre en russe littéraire classique et contemporain
Metainformative Structure of the Utterance and Choice of the Form of the Adjective after dva, tri and četyre Used in Subject Position in Modern Literary Russian (p. 691)

Annexe

Les numéraux en serbo-croate (bosniaque, croate, montenegrin, serbe) : normes des standards et problèmes syntaxiques, résumé de thèse par Aleksandar STEFANOVIC (p. 709)

KRIVKO Roman Nikolaevič, Перевод, парафраз и метр в древних славянских кондаках, II : Критика, история и реконструкция текстов
Translation, Paraphrase and Metrics in Old Church Slavonic Kontakia, II : Textual Critisism and Reconstruction (p. 715)


CHRONIQUE BIBLIOGRAPHIQUEDOCTORATS & HDRNÉCROLOGIE

- 24 €

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Minorirés littéraires (et autres) en Pologne

Cette publication se propose de porter un regard neuf sur la question de l’identité polonaise considérée comme le point de rencontre de plusieurs facteurs, traditions et cultures. La réflexion autour du thème des minorités au sens large (minorités littéraires, sexuelles, ethniques...) associe diverses approches qui puisent dans la critique littéraire, la sociologie, l’histoire et différents domaines artistiques.

L’image de la Pologne qui en ressort est celle d’un pays en évolution, en constant mouvement et qui s’efforce de sauvegarder le modèle homogène de l’identité mis à l’épreuve après 1989. Les textes dévoilent des pans entiers de la recherche, de l’art et des préoccupations sociales présents en Pologne, des phénomènes politiques, culturels et éducateurs novateurs. On découvre ainsi la face d’une « autre Pologne », pays européen qui va à grand pas vers une modernité, intellectuelle, sociale, économique, face peu connue, voire complètement ignorée en France.

Ce volume est le fruit de la collaboration entre le Département de Polonais de l’Université Paris-Sorbonne et l’Institut de recherche littéraires de l’Académie polonaise des sciences de Varsovie.

Construire une identité collective autour de l’axe de la « guerre polono-russe sous le drapeau blanc-rouge » (Dorota Maslowska) rend difficile l’émergence d’autres langages. Le nôtre commence à être insuffisant, car dans les temps nouveaux le drapeau blanc-rouge déteint. La joie provoquée par la chute du communisme et par le recouvrement de la souveraineté nationale ne suffit plus.
Kinga Dunin


Centre interdisciplinaire de recherches centre-européennes
Université Paris-Sorbonne
Cultures d’Europe centrale
Hors-série numéro 8

- 20 €

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L’Opéra privé de Moscou et l’avènement du spectacle d’opéra moderne en Russie
par Pascale Melani

L’Opéra privé russe de Moscou, connu également sous le nom d’Opéra Mamontov, est un opéra indépendant qui a existé en Russie à la fin du XIXe siècle, durant une période comprise entre 1885 et 1904, avec une interruption de 1888 à 1896. En dépit de sa durée de vie assez courte, cet opéra a joué dans l’évolution artistique de son pays un rôle sans précédent et sous-estimé par la plupart des études sur le théâtre musical.

Son fondateur, Savva Mamontov (1841-1918), est le cousin par alliance du metteur en scène Constantin Stanislavski et du collectionneur de tableaux Pavel Trétiakov. Industriel de profession, c’est aussi un mécène connu, fin connaisseur d’art et animateur du fameux Cénacle d’Abramtsevo, un des berceaux de l’Art moderne russe.

Dès les années 1880 et surtout à partir des années 1890, Mamontov consacre ses forces à la rénovation du spectacle lyrique. Sur la scène de son opéra privé, il élabore les principes de la représentation moderne, qu’il conçoit comme un tout harmonieux et réfléchi mettant en valeur l’idée contenue dans l’œuvre. Il invite à collaborer les plus grands peintres russes de l’époque (entre autres, Korovine, Serov, Vroubel) qui interviennent dans la mise en scène en même temps qu’ils dessinent les décors et costumes. Il monte les opéras russes à une époque où les Théâtres impériaux les négligent, crée dans son théâtre le Sadko de Rimski-Korsakov avec un succès retentissant, encourage les essais de chef d’orchestre du jeune Rachmaninov et favorise le début de carrière de cet immense chanteur-acteur que fut Fiodor Chaliapine.

Aucun ouvrage en français n’a encore été consacré à l’Opéra privé de Moscou, dont l’activité témoigne de la vitalité de la scène russe au tournant des XIXe et XXe siècles. La présente étude révèle l’émergence particulièrement précoce du concept de mise en scène lyrique en Russie.

Pascale Melani est professeur de langue et littérature russes à l’Université Michel-de-Montaigne – Bordeaux 3. Elle est l’auteur d’une étude sur Tchaïkovski (les Opéras de Piotr Tchaïkovski d’après les œuvres de Pouchkine, Toulouse, éditions Slavica Occitania, 2005) et d’articles sur l’opéra russe.


- 20 €

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Linguistique comparée des langues balkaniques
par Jack Feuillet

Il existe de nombreuses introductions à la linguistique balkanique, mais pratiquement toutes se limitent à un catalogue des balkanismes les plus connus. Cette Linguistique comparée des langues balkaniques, la première de ce genre écrite en français, propose une autre optique en intégrant aussi bien les ressemblances que les différences.

S’appuyant sur les acquis de la linguistique moderne, elle s’efforce de construire des systèmes et des sous-systèmes de manière à ne pas traiter les faits isolément, mais à les replacer dans des ensembles plus larges. C’est ainsi que certains traits communs n’apparaissent que dans le cadre d’une analyse plus approfondie, où rien n’est laissé au hasard. Malgré toutes les critiques qui ont été formulées contre la notion d’union linguistique, cette dernière est une réalité qui se manifeste dans tous les domaines d’étude du linguiste : phonologie, morphosyntaxe et lexique.

- 20 €

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La Revue russe – L’autoconstruction de l’image de la Russie et de la France au fil du temps

« L’affaire décembriste » : l’image de la Russie à travers le premier procès politique, par Julie Grandhaye

Légitimistes français sous la Monarchie de Juillet : image catastrophique de la France, image panégyrique de la russie, par Véra Milchina

La fabrication des héros dans l’U.R.S.S. des années 1920-1930, par Francis Conte

La diffusion des procès de Moscou en France : un exemple de « glasnost′ » stalinienne, par Catherine Lemagnen

  • La perestroïka de Nikita Mikhalkov (1986-1991) : construire une Russie pour l’Occident, entre Tchékhov, Tziganes et Mongols, par Cécile Vaissié
  • La mise à l’écran des oeuvres littéraires emblématiques de l’époque soviétique : une tentative de révisionnisme historique, par tatiana Sokolnikova
  • Les médias russes à destination de l’étranger, par Anatoly Tokmakov
  • La russie vs l’Occident et l’Europe : l’autoconstruction de l’image à travers les discours médiatiques russes, par Vladimir Beliakov
  • Le film de l’archimandrite Tikhon (Chevkounov), La chute d’un empire : la leçon de Byzance (2008). une double manipulation des images de byzance et de la russie d’aujourd’hui, par Irène Semenoff-Tian-Chansky-Baïdine
  • La « Commission de lutte contre les tentatives de falsification de l’histoire au détriment des intérêts de la russie » : « grand machin » inutile ou nouvel instrument de censure ?, par Philippe Comte

16 €

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Rêve et utopie dans la littérature tchèque – Revue des études slaves, tome LXXXII (2011), fascicule 3

Rêve et utopie dans la littérature tchèque

sous la direction de Hana VOISINE-JECHOVA

La fiction littéraire : des rapports problématiques avec la réalité, par Hana VOISINE-JECHOVA
Literary Fiction : A Problematic Relation to Reality (p. 393)



Articles

ZELENKA Miloš, The Genre Structure and Dream Motifs in Gustav Pfleger-Moravský’s Verse-Novel Pan Vyšínský
La structure du genre et les motifs oniriques dans le roman en vers Monsieur Vyšínský de Gustav Pfleger-Moravský (p. 399)

POSPÍŠIL Ivo, Prolific Faltering in F. X. Svoboda’s Prose and Its International Context
Fertile questionnement dans la prose de F. X. Svoboda et le contexte international (p. 413)

VOISINE-JECHOVA Hana, Étranges rencontres : Julius Zeyer et Marguerite Yourcenar
Strange Coincidences : Julius Zeyer and Marguerite Yourcenar (p. 435)

STOLZ-HLADKÁ Zuzana, L’incertitude et le rêve dans le recueil Lelio de Josef Čapek
Doubts and Dream in Josef Čapek’s Prose Collection Lelio (p. 447)

ČEŠKA Jakub, Le roman comme déploiement symbolique du rêve : la thématique du rêve dans l’œuvre de Milan Kundera
The Novel as an Emblematic Developing of a Dream : On the Topic of Dream in Milan Kundera’s Work (p. 457)

KOŠNAROVÁ Veronika, Le rêve comme ouverture et multiplicité d’existence : la recherche d’une « autre » réalité dans les textes de Věra Linhartová
Dream as an Opening and a Proof of the Multiplicity of Life : The Pursuit of ‘Another’ Reality in the Work of Věra Linhartová (p. 479)

HRTÁNEK Petr, Les avatars apocryphes du personnage de Judas dans la prose tchèque contemporaine
The Apocryphal Metamorphoses of Judas in Contemporary Czech Prose (p. 495)

BOUTIN Véronique, Persistance de l’Absurde dans la dramaturgie tchèque post-1989
The Persistent Use of the Absurd in Post-1989 Czech Dramatic Art (p. 507)



INÉDITSÀ PROPOS DE…CHRONIQUE

- 22 €

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Stanislas Auguste Mémoires

édités par Anna Grześkowiak-Krwawicz & Dominique Triaire


En 1795, la Pologne est rayée de la carte de l’Europe pour cent vingt-trois ans. Le redressement du pays, symbolisé par la constitution du 3 mai 1791, puis par l’insurrection de Tadeusz kościuszko, n’a pas empêché l’Autriche, la Prusse et la Russie de consommer leur œuvre. On chercha alors ceux qui avaient causé la catastrophe finale.

Le dernier roi, Stanislas Auguste (1732-1798), fut le premier vers qui se tournèrent les regards. Il est vrai que, placé sur le trône en 1764 par Catherine II, dont il avait été l’amant, il passait aux yeux d’une partie de ses compatriotes pour l’homme lige de la Russie. Le roi le savait, mais il savait aussi la situation déplorable de la vieille République dont la noblesse, jalouse à l’excès de ses libertés et de ses traditions sarmates, restait raidie sur le funeste liberum veto qui bloquait toute augmentation des impôts et donc de l’armée. Les timides réformes tentées par le jeune souverain n’irritèrent pas moins la noblesse conservatrice que les puissants voisins qui veillaient à maintenir la Pologne dans son état de faiblesse.

C’est dans ces circonstances que la confédération de bar éclata dont l’épisode culminant fut en novembre 1771 l’enlèvement du roi. Il mesura alors combien son image était avilie dans le pays, et comprit que beaucoup lui attribuaient la responsabilité des événements – et les plus terribles étaient à venir. Stanislas Auguste sentit qu’il devait répondre aux accusations que ses contemporains (et au-delà, la postérité) portaient contre lui.

Ce sont les Mémoires : leçon de politique moderne où le roi, nourri de la pensée des Lumières, analyse les dangers que court une république (car le régime polonais, malgré ses défauts, était républicain) face à des despotes armés et cyniques. Le roi voulait être lu : il écrivit en français. Malheureusement, à sa mort, ses papiers furent saisis sur ordre de Paul Ier ; ils ne furent ouverts à la consultation qu’au XXe siècle. cette édition, la première en France, a été établie sur les manuscrits originaux, conservés à Moscou et à Cracovie.


Anna Grześkowiak-Krwawicz est historienne, professeur à l’Université de Varsovie et à l’Institut de recherches littéraires (IbL) de l’Académie polonaise des sciences ; elle a publié Regina libertas : Wolność w polskiej myśli politycznej XVIII wieku (Gdańsk, Słowo/obraz Terytoria, 2006) et a dirigé avec Iza zatorska Liberté : héritage du Passé ou idée des Lumières ? Freedom : Heritage of the Past or an idea of the Enlightenment ? (Kraków ; Warszawa, collegium columbinum, 2003).

Dominique Triaire est professeur de littérature à l’Université de Montpellier ; avec François Rosset, il est l’auteur d’une biographie de Jean Potocki (Flammarion, 2004) et d’une édition des œuvres du même écrivain (Peeters, 2004-2006, 6 vol.)


Un volume de 864 pages, 8 planches couleur hors-texte, illustrations, 60 €

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