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Grenade 4-6 juin 2014
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Grenade 4-6 juin 2014

IVe conférence internationale d’études slaves
Grenade 4-6 juin 2014

La IVe conférence internationale d’études slaves, organisée par la Section d’études slaves de l’Université de Grenade et coïncidant avec son 20e anniversaire, a prouvé tout le dynamisme des slavistes espagnols en général et andalous en particulier. Avec en toile de fond la Sierra Nevada, encore coiffé de son bonnet blanc, malgré la chaleur déjà estivale, sur un campus dominant l’ancienne Chartreuse, la conférence alternait séances plénières et ateliers dédiés à six thèmes principaux :

Apprendre et enseigner les langues et les cultures slaves ; Littératures et autres expressions culturelles slaves ; Médias, discours politique et relations internationales ; Histoire, culture et vision du monde ; Études linguistiques ; Traduction de et vers les langues slaves.
Près de cent quarante intervenants ont proposé leur contribution. Dans cette société des Slaves unis se croisaient les chercheurs confirmés et les doctorants, s’intéressant à toutes les langues et cultures slaves. Les orateurs des séances plénières ont abordé des thématiques dans le droit fil de la tradition des études linguistiques et littéraires, comme l’analyse des termes mir, volja, primirenie et smirenie (Alexeï Chmelev), les premiers écrits de Soljénitsyne dans les années 1940-1959 (Michael Nicholson), la traduction de Marina Tsvétaéva (Selma Ancira, traductrice espagnole primée), la binarité ou la trinarité en matière d’aspect (Anna Zalizniak et Irina Mikaelian), la classification verbale (Laura Janda), les constructions de type semi-orationnel en espagnol et en tchèque (Jiři Černý), mais ils se sont aussi risqués sur le terrain de l’histoire culturelle, avec l’interprétation des récits racontant la mort d’Ivan le Terrible (Pierre Gonneau), ou en abordant la question des rapports russo-urkainiens (Carlos Taibo).
S’il paraît impossible de faire une synthèse de la diversité des autres interventions, on ne manquera pas de renvoyer au Book of abstracts diffusé sur place et aux informations en ligne http://www.ugr.es/ feslava/granaslavic2014/ .
On a pu aussi noter que la communauté slave hispanophone est en train de se développer rapidement et ne compte pas que des Russes. Il s’agit d’une nouvelle vague de migration académique, qui fera sans doute un jour l’objet d’études à son tour. On remarque aussi le recours de plus en plus créatif aux ressources en ligne comme le Russian national corpus (http://www.ruscorpora.ru//), ou l’application Ngram Viewer permettant d’observer l’évolution de la fréquence d’un ou de plusieurs mots ou groupe de mots à travers le temps.

La visite nocturne de l’Alhambra et un concert de flamenco ont complété le programme scientifique.

Pierre Gonneau
Université Paris-sorbonne